IIISTOIHE SOCIALISTE 105 cornmc celle de l'organisme débile, qui ne peul que défendre sou cxistrncc contre toutes les fo1·ccs ach·crses ! La ,·ic norrnalc, la , ic inconsciente dC' l'organisme fo1·L ne pouvait 1·ccommcnccr que par l'aC'tion. :,\lais une action républicaine était-clic possible sous cc n~gimc? Une intc, ,·cntion républicaine ëtait-cllc possible clans te systl•mc? Cc sont les rè,·crics napolC,>nicnncs qui la rendirent po'5siblc; c'est la politique extérieure de :\apoléon Ill qui rendit quelque la liberté cl <1'1Cl']UC force au parti républicain. Par la guerre de Crimée, ~apoléon Ill a,·ail donné satisfaction aux catholiques; par celle gucnc, également, et par le Congl'ês dr Paris, il rH·ait donné à la France la gloire nationale que tous les partis désiraient. Pour 1111 régime comme celui qnïl avait établi, et clans un pays corn me la France, llllC gu<'ITC glorieuse, mèllll' stérile, était une utile cli\'('l'SÎon. << En France, c·ommc le disait Pcl'sig11y, dès 1830, le sentiment national est le seul moyen de combattre les mauYaiscs passions )1. Lisons : le nationalismr est le plus cflieacc moyen de réactiou . .\n lcndcmai11 du Congrès de Pa.l'ÎS, la Fl'ancc se ll'ouvait dans une position admirable. Cnl.Cc i1 clic, l'.\ngletcne anllt réalisé ses dessein::-. dans la n1cr ::'\oire. La Hussic. ,·aincuc et préparant sa re,,1 nchc. ,·cchcrchait ses bonnes gr.tees cl mèmc son alliance; L\utrichc, satisfaite <le l'issue <l"unc guerre qui, malgré les efforts de la Prusse ot1 du Piémont, ne- lui .·wait rien coùtC, ni en Allemagne ni en Italie, lui était rcc·onnaissante de la libre navigation <lu Danube. C'était la Franre encore qui aidait la T11l'quic <la11s sou effort d.c !'éfo!'mC intérieure; c'était elle qui a,ait obtenu au Congrès l"admission de )a Prusse cl du Piémont. cl ces deux nations allendaienl d'elle un avenir conforme it lcur·s espérances. Celle position valait d'èt1·e gardée: il suffisait ùc montrer q11c la Fraucc était assez forte pOul' obliger chacun de compter a,ec clic, assez désinl<'.·1·('sséc pour donner confianec en sl~!'I al'bilragcs. :\lais \apolêon 111a,·ait de gran°<les idées, cont·ucs depuis longtemps, longuement méditées pendant les années d'exil ou d'aventure, et dont la réalisation le hantait. Cc quïl voulait, c·t~lait réaliser paC'ifiqucmcnL 1cs ,·,t•ux traditionnels de la 11é,olulion française el de l'l~mpi,·c; c'était ,·encire,, tous les peuples leur inùêpendanrc, leur liberté. ll(·ritier du grand Empereur, l·lcn·· par sa mère dans les souvenirs de l'épopée impél'iale, il se proposait d'cff,:-i,·cr la honte des traités de 1813, d'effacer surtout les dispositions injustes qui continuaient de peser sur les peuples. Il connaissait les aspirations des races opprimées; dès sa jeunesse, il avait rcç·u les lc~·ons des philologues Lcbas et llagc, et il a,·a.it eu, comme ses condisciples allemands, la passion des études archéologiques. Plus ta,.d, de 1821, ,, 1820, en llalic, il s'était attaché à la patrie romaine; il a,·a.il même lulté avec son frère airu.'.·,en 1831, pour la cause
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