IIISTOIRI': SOC:I.\LISTE 8 ~ 'J aveugle sur srs inlén'.Ls pour se li,-rcr aux folies du communisme. nous lui laiss~rions la lil>crlé de St" p..:rdrc, mais il ne pourrait plus C'Ompt('r sur roi' et le sang de la pro\'incc. La scission serait do11lo111·cusc, mais elle· aurait lieu ... » Ce qui acfroil l'rffarcrncnt, C0 C'Sl que, ~ur l'l'rlai11s points ont t:clatt'• des échauffourées. ,\ Essonnes, rl1)erc11:--sion sympathiqur de la g-1·andt• p:-lrtic qui se jour ù Pal'i~: ù Marseille-, mou,·c•111('nl indcprndanl qui. dès le l8j11in,11·011hlc la ,·illc pour uno double ca11sr: réclamation de:--YOlontaires pa1·isicns qui se sont enrôlés pour d6fcndrc la t:ausr italic-n11c <"f qui, ,·i<'tirnrs de 1·C'lards ,·olo-ntaires, sont en pleine dét1·essc: bn1it répandu que rA!',~crnbléc song(' {1 supp1·irncr le décret qui li,nitc it dix heures la jour·nt:c de tl'antil. De là, manifcslalions tumultueuses, malcnlcn<lus, collision sanglant(· ('nlrrsoldats cl ouvriers malgré lrs concessions du p1·éfct Emile Ollivier; mol bien méridional prononcé. dit-on, par un des insl11'g(:S: '< Je voudrnis boirr le :-ang tics ligna1·ds cl drs gal'dcs nationaux corn me je bois cc Yerre de vin,,: ba1·- ricadcs qui n'en sont pas moins enlevées t1·ès aisément pal' la lrou1w: puis renYoi devant les t1·il>una11x de 1j3 accusé!'-. Le rcstf' de la province 11·a toHnu cc qui lui pa,·ait une émculc 1<.sansdrapcau el sans norn, sans mùtifa,otiablc et sans excuse' P, que par la part qu'elle a prise à Ja répression, par des dis1}a1·itions mystérieuses d'amis ou de parents habitant la gJ'andt• vill('. par des arrestations dï11surgés en fuite. Le se11s S(lc-ial s·cn dégage pourtant assez Yite. A T1·é·,•oux, des ou,Ticrs ont dit c.lans une boutique:« .\lions! bourgeois, faites hon poids! ~ous sommes <les ou\'ricrs et nous rc,·cnon~ <le la bataille de Paris,, .. \ Béthune, un indi,·idu, porteu1· d'une ceinture roug-c, est écl'oué « pour cc motif 11. Beaucoup de <lélalio11~ pa1·lout. .\ Hiht-rfu•. :\lare- Dufraissc est dénoncé pour a,·oi1· déployé ù sa fr·nt~l1·c « un drnpC'a11 ll'icolore souillé par un bonnet 1·ot1g-('. » .\ Bon.lcaux, deux ou,-ricn, sont condamnés à ll'Oisjou1·s de prison, pou l'avoir crié l'un: En avant les ouvl'icrs! l'autre: \Ïn" la 11épubliquc rouge! Les 011,Tiers sont traités en su~pccts, presque en coupables, à demi internés; le l> octobre 18!18, celle cil'culairc sera cncol'c adressée aux préfets par le- ministre de l'Intérieur:'< Jr •ous iuvitc it donner des ordres ù la gendarmerie pou1· que les ouvriers ne puissent passe1• d'un dépurtcmcnt dans un aul1·c sans èlrc munis de passcpo1'ls. » On ne se borne pas à leur ôter la libcr·té d'allel' et <le ,·c11ir. On prescl'il aux fonctionnaires dont ils peuvent dépendre de ne pas les laisser faire de la politique, témoin celle\ circulaire aux ingénieurs en chef, da Lée du 16 novembre 1848: '< Si des doctrines fallacieuses, des théories subversives cherchaient à égarer autour de Yous des iu~clligcnce~ aveugles ou crédules, écJai1"e1.-les, usez sur elles d'une salutaire iufluence ... Délournez \'OS 5ul>ordonnés, au besoin défendez-leur au nom du gouYCJ'ncmenl de compromettre leur caractère par une participation quelconque à des banquets, à des réunions, à des 1nanifcstations parfois dangereuses, toujou1·s stériles. » Mais c'est à Paris que se développent le plus \'Ïgourcuscment les su iles de la défaite prolétarienne. Cavaignac avait dit:• Dans Paris, je vois des min-
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