Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

IIISTOIHE SOCI.\I.ISTI•: jj si l'on estime quïl hc ,·a pas a~scz ,i1c. Pcr:-;islanl pourtant à se <léfcndre, i) rhei-chc une di,·c1·sion en au aq ua nt les soc-ia listes, q u ·i Iaecusc d'a,·oir déposé un levain de ha inC' a II fond de!<c-œu rs. :\lais cria 11c suffi l pas it l11 i ramr11cr la majo• rité. Il d,~chainedcs tcmpl·tcs en ré\',··lant It~, in:,.ultes do11l le:,. 011\'rirrs ont été l'ohjct dans la Commission Parlementoù·,·. insultes <icmentics pat· Falloux, ,nais attestées par le minist,·e, par .\g-ri col Perc..li!{uicr. C'l très ,·,•;:iisrmblablcs; cal' la presse concel'\'alrice ne 4'f'SSt' dt~ répt:lcr· <[uÏI y a dans les atelit•rs nationaux, les uns disc111 j.000, les autre-:-. 10 ou .1:,.000. ù'a11t1·es 110.000 for~·als. Chacun seul ,cni1· une c·alastrophr. 1.r l0jui11, \ it:l01· llui:,rosignale <lcux monstres aux aguets: la g-l1Crrr ci, ile ('I la g'llCrr<· ~t•n ilr. 11 :-;upplie de ne pas les déchainer. ~lais ('St-il le111ps Cll('orc <le l(•ur hal'rcr la route:' l.t:on Fauche•· dCda re cu1e le rachat dC's chemin!-. de fr1· 11(' procu rcrait pas pl 11$ de besoi:,rur el i 1 n'offre au mal qu'un rc111t•d('ag-gra,ant: <··est d"rff:.H·t•rd(• 101114\~lois )('s 111auvais principefo, toutes les attaque:,; â la prop1·i1"·t(·. allusion ,·oilé<' ù la recounaissancC' du dl'oit aulra";:lil. Que foire donc~'Onsoult•,1• de tardi,es l'l nw~quincs chicanes entre !'Etal et la \ï Ile de l'a ris. Ca11,<idièr,•, appuy(· par Wa ldeck-Hcusscau au 110111 du Comité des 1,·a,aillcurs. fait un Pfforl dé~espél'é. demande dans son langage pilloresquP qu'on jrtle toul('s Il':,; di"ision:- dans un sac, qu'on agisse au lieu de pal'ler, qu'on ,otc dc!-l-million:;. t'l des millions s'il le faut, pour ré\'cillcl' l'exportation pa1· des primf's, pou1· défrid1c1· des tf'rrc•s incultes et les bic11s commu11au,. \lais la Commission parlrmt•ntaire, mise en <lrmcurC" de donner ses idéC's, sr dérobe. Coudthaux décla,·c· t•n son 110111 qu'elle Ctudir•ra, d1r1·cht·ra. Ft.11011~ se \'a11lc, dans sP~ .llémoirt•s, de lui a\'OÎr appo1·té une quantité de projC"t:- ro11t:erh:s t·ntl'e lui 1.'l lt· ,·icomtc dt'.' :-itclun, p1·ojcts qui eussent loul sau\'t', i-:cmble-t-il <li1·(': assai11i-..scmcnl des quartiers populaires, destructio11 des logements insalubres, protection des enfants dans les manufacture~. a01l'lioratio11 d('s cai~~t•s d't.'·pargnc, etc. Il prétend que les l'épublicains auraient été surpris <lt• cc• zèle r(·formalC'lll' c-t que Goclchaux se serait écrié: « Je suis noyé sous cc Ilot d'inno\'ations. • Vraiment c'eût été s'effarer à bon marclH~ ! Ces mC'sures hunnl'lc!" cl anodines, quintessence de la philantlHopie calholiqne, étaient des rf'mèdes ~1 bien longue ëchéance, aula11l offrir à un blessé, dont ]p sang cou Ir avec la , ic, des sirops et des tisanes! C'csl ce que pensa sans doute la Commission en renvoyant aux Calendes grecques, i, une \'Oix de rnajOl'Îlé, cc magnifique projet. Quant au Couverncm_cnt, În\'ité à prêter directement des millions aux patrons, comme cela s'est fait e.n 1830, il s'y refuse, faute d'argent. En somme, rien de pratique, qui pare au danger pressant. Hien que le vote du décret proposé par la Commission cl qui met le Gouvernement à sa merci! Faible jusqu'au bout, le Gouvernement accepte le rôle de bourreau qu'on lui impose. Le 21 juin au matin, parait au Jllonile11r l'anêté portant que tous les ouvriers de 18 à 25 aus, inscrits SUI' les listes des Ateliers nationaux, deVl'ont s'enroler dans l'armée, et que les autres devront se tenir prêts à pariir pour aller faire, dans les départements qu'on leur désignera, des tra-

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