Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

llJSTOJHE SOCJ.\ LISTE voler leur mari pour la religion. En celle région de trarlitio11royaliste, les républicains sont déjà dénoncés comrne c des ennemis de IJiPu, drs 11•11\·crscw-s d'autels• des suppôts d,• l'.\ntechrisl. • un évêque, l'elui de Soissons, rail ('hanter seulement: Domiue, ,·11lv1trtt fac populum. li proscrit le mol de H<'publiquc.. \lais ces atcès de franchise intransigeante sont rarf•::i. L'évêque cl,• l\em\CSJ en autorisant ses curés el ses fidèles à retarder, s'il le raut, d,• huit ou quinze jours le devoir pascal cl les quêlRs, leur recommande par une h•tlre pa,loralc une lislR de candi1..: f .l1ri-.1,111,T111kn1•-.. \f1•, :11111,. c·1•,I 111111'1ll•laÎll'f' :1 lnlh. • (D'aprôs un. document du )lui,ée Carnavalcl.) dats où, parmi des monarchistes avérés, figul'<'La111a1'line.Dan, les villes l'Eglise a pour elle les grands commerçants, les gros industriels, une bonne p<1rtie M la bourgeoisie, el elle va jusqu'à patronne!' des candidats ouvriers. Corbon. Peu pin, qui furent élus à Pahs, lui durent leur nomination. ~lais dans les campagnes sa propagande est nettement conservatrice. Elle y rencontre, d'ailleurs. un terrain propice. L'impôt de quarante-cinq centimes- imaginé par Garnier-Pagès- pèse sur la propriété foncière, frappe les paysans. Les communes sont indisposées par le décret qui laisse à leur charge l'équipement rles gardes nationales. Les nouvelles qui viennPnl de Paris, savamment grossies, raussées, développent un mal nouveau, la haine eL la peur de la capitale. Comme on croit la propiélé menacée par les disciples du • Père Communisme •• on vole de préférence pour les gros propriétaires qui ont les plus forts enjeu..-..: à défendre. Puis, comme en maint endroit uv. 652. - HJSTOIRE SOCIALISTE. - LA DEUXIÈME RÉPUBLIQUE l'RA.NÇAISE. LtV. 652

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==