Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

l llSTOIHE SOCIALISTE g~ne qu'un amalgame incoherent et tiJ·aille où los dissidonr"" sociales étaient plu.s fortes q11eles arflnüés politiques. Quoi qu'il en scùt, le résult.at de roll,• journée lut trouble. En un sens, délaite populaire, car les partis républicains représentés au pouvoir se séparaient de leur avant-garde, opération toujours périlleuse; ils commençaient la réacLiou contre ceu1: qui avaient, autant et plus qu'eux, cont rib.ué à fonder la République; ils rejetait'llt dans l'opposition des homme• actifs, Pfllreprenants, audacieux; ils les ramcna.ient aux complots ténébreux el aux coup;; de main. On prétend que Blanqui el ses amis rê\-èrent d'enle-ver Lamartine dans la nuit qui suivit. MaiB' en même temps, ,·ictoire populaire apparente: car les demandes du peuple étaient acceptées; si le Gouvernement, pour ne pas paraitre <·éder à une memtcr, ne s'engageaiL pas sur l'heure à reculer les élect.ions, il Jaii;sait entencLre qu'il y ,était résigné; mais il les ajournait seulement de quelques joW'S, accorda.ni un sernblant de satisfaction à la lettre, non a l'esprit de la pétition. Quant à la question des troupes, le GouverO(•ment, par la bonche de Lamartine, protestait qu'il ,;avajt point pensé a les rapprocher de Pn.ris. • Nous n'y avons pas songé, nous r,"y ,ongeons pas, 11ous n'y songerons jamais ..... La République ne veut, à l'intérieur, d'autre défenseur que le Peuple armé. • Protestations solenneUes et vaines, au:cqu~les Lamart.ine, faible jusqu'à la duplicité, de-vaitinOigerquelques jours après un lamentable démenti, en pressant la rH>tréP à Paris de plusieurs régiments; en dressant, avec le général ]\;é!,'l"Îef', commandant l'armée du Nord, un mystérieux plan de campagne et de répression; en travaillaJlt, auc Marrast, à faire de l'H 6tel de Ville un vra:i camp retranché. Le 17 mars lot la journée de Louis Blanc, comme le 25 lévrier avait été celle de Lamartine. Le sodaliste, comme Je poète, crut avoir sauvé la société, et il n'hésita pas à écrire plus tard que c'était~ la plus grande peut-êtœ de tout.es k•s journées historiques dans la mémoire des hommes •- La vérité est qu'elle donna, pour quelques jours, dans le Conseil une prépondérance marquée au membres de la minorité, qu'elle amena l'abolition d-e l'impôt sur lei boissons, qu·ene valut au: ouvriers du Luxembourg la visite du Gouvernement ; maie aussi qu'elle inquiéta et acheva de réveiller la bourgeo.sit>. La bata.ille nait été imminente. • Ce ne lut qu'une alerte, dit Maxime Dn Camp ; mais elle eut cela de bon qu'elle nous mit en haleine. • Le oonllit pel'Sistait, en etfot, dans le Gw-.-er11ement, o. les débats et les soupçons mutuels devinrent si vils que certains membres dépœaientdespiNO>Jet,, chargés sur la tab.le du Conseil. lntrig11es de tout le l'll.ûllde contre•outle m'"'de. Poliee et wntre-poliœs se surveillant secrèœment. L'efort des modérés couiste a)Ol'S à détacher des socialistes, Louis Blanc et Albert, lœ radicam: q,,i fOl'IIIIIÎat tampon entre les deux groupes extrêmes, Ledm-R:elli11et FIOfta. 1-nine eat l'agent le plus actif de .cette désagr~ation. l'ow-prenèrP sa nmmehe de fiaquié. tu.te et de llhurniliation quelui a causées le triC1111phdee LooaB!aK, il eare.e, ftat18i !!Mttil l,,tlf'U-Holtin. Il -rort en !flM'et les chefs -èe duhe et "' seela ~ \

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