:rn, HISTOIRE SOCIALISTE Quant au so1 t des n;formrs qui aYaienl reçu un l~omrncnccmcnl d'exéculion, i1 fol ,·,~g-léùr fa1_:on u11iro1·mc. L'impôt du timbre fut rétabli et aug~ mcntt•. Lï111pùl sur la CÎl'c11lalion des boissons, supprimé le 31 i\lars i8l18, 1·c~s11scita le :.!2 Juin «IP la 1111\11a1n('néC'; puis, aholi clc nouveau par la Constiluanlc IC'10 \bi 1811!), il ru 1. ap1·i·s un<' rnqt11~lr, rétahli par ln Législative le 20 Décembre de la nH'mc année. Lr sel, déchargé de tout droit par le Gouvernement pro\'isoirf', fllt soumis pnr la Constiluantc :, unc taxe nouvcl1c le 28 Décembre HF.8. 011 s'C'n tint po111· cou,·rir les déficits aux moyens classiques: impt\ts traditionnels, lf'ls quï]s avaient l~l(' fixés par Napoléon Jtr, y compris la prestation <'Il unl111·r qui fut maintenue sans changemcot ; emprunts grcnrnl l'av('nir, e·C'st-;1-di1·c augm<'11lanl la delle perpétuelle par la création de rcntc-s. Elle élait, au 111 Fév1·irr J8l18, de 3,!)jli,085,fH0 francs; clic est, au :,J Déccmb,·c t8jJ, de ;;,ïOO,fii1.i28 fran('s. i\lais cela ne déplaisait pas à l'arislor1·atiC' financièrr. témoin les fonds publics, qui descendus en Ani] 18t,S i, ;;o fr. 20. rc1Hontaicnt i, des rl1iff,·cs fort élevés. A la suite du Coup d'l~tat, le 3 0/0 sautait de 1,5 it 8G francs, et le ::;0/0, quoique menacé de conversion, de sn il lûü. Ainsi, apl·ès quelques oscillations. Ir systi·mc fiscal, ol.1en tout pays se reflète la constitution économique de la société, rcdc,·cnait cc qu'il était, comme l'arll!'c qui. un instant eourb(· pal' la tcmp(.,le, se redresse et reprend dans l'air calme la place quïl occupait. ï.ONCLUSION CJIAPITHE XI 1.1~ TOUIIXA:\'T DU x1x 0 s1F.cLE Si pourlanl, après avoir retracé sa courte carrière, on essaie de dresser le bilan de la Deuxième République française. on constate que la France n'est plus au lendemain cc qu'elle était à la veille de celte grande secousse. Les changements n'ont point porté sur l'étendue du territoire, bien que les expéditions faites contre les Kabyles aient reculé les limites de l'Algérie et que les satisfactions obtenues du Maroc,, coups de canon indiquent chez les dirigeants une volonté d'expansion coloniale, qui est naturelle en un pays oll lc commcl'CC, l'induslric cl la banque ont avec l'armée la haute main sur les affaires publiques. ~lais les modifications subies par le chiffre de la population prNcnt à des 1·cmarqucs intéressantes. En cinq ans la population n'a augmenté que de :l81.33~,personnes: c'est un accroissement moindre que celui des périodes quinquennales qui précèdent on qui suivent. Fait plus frappant encore! La popula'tion de Paris a baissé. Elle était de 1 million
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