HISTOIRE SOCIALISTE 33 bourgeoise continuait, it l'avantage de la féodalité financière, l'évolution eapitaliste commencée i niais en donnant, pour ainsi dire, une seule tète à C'Clle féodalité, olle accroissait pour l'avenir l'e11vic cl la possibilité de l'ahallrc d'un seul coup au profit de la nation tout entière. 18',8 184!1 18;;0 1851 BSCO~ll'TE 1.643. ï .. 1.025.7 .. B~ C \ISSI: \ll'l\lt:\1-\l,\"\Sl\l 111.t.n-'f• 92 i1 :HO 26!) à 420 J.lï(l.4.. !138 à t,iï 1. 2ld .',.. 4ïû ù ti2:~ l'OHT[PEl'll.1.1? :\ll'l'l.\ll'\I - \l\'\I\IC\l 168 à :10:.s 11G i, 161, 100 à 139 I.e chiffre de 184; est atteint el dépassé en 1853. Les premiers projets de llanque nationale, qui aient été déposés dans une Chambre fran~·aise, datent précisément de l'année 181,8.Il y en a un d'abord dans les propositions faites par la Commission du l.uxcmbourg; puis il yc-n a un autre du 30 .\ot'at 18118, ~ig11é de Brunet, rcpréscnlant tic la llautc- \ïcnnc. ~lais l'homme qui se cramponne à CC'llCidéc 1 e'csl Proudhon. Esprit e11ticr, s'il rn rut, il n'admet qu·une faç·on <fal>o1dcr le problème social: c'est par le côté de l',.'changc. Il faut, selon lui, transformer la ('Îrculation pour transformC'r la procl11ction. C'est le droit au crédit qu'il proclame et entend organiser. Son sy5tème consiste à établir le crl"dil gratuit, à supprimer toute redevance au <·apital, cc despotr ([Ui domine el opprime le travail. Dès lors, tous les moyrns de p1'oduction deviennent accessibles ;\ rcux qui ,·culent les mcllre en O"11,·rc. et, les produils ne s'échangl'anl que C'Ontrc des produits, il n'y a plus 1 au moyen d'une Banque d'un genre ~pC'cial, qu'ù iustituer un échange direct entre producteurs et consommateurs. Proudhon dse ainsi le capitalisme au eœur ·: il veut l'atteindre dans ln rcproduct ion automatique en apparence. mais duc en réalitC' au travail d'autrui 1 de la l'ichcssc capitalisée; il veut pri,·cr la prop1·it't(· des d1·oits seigneuriaux qui lui permettent de vivre comme un roi fainéa11t: c'est une fac;on indi1·ectc de Jaire disparaitre le propriétaire oisif, dont l'enti'clicn pèse sui· le travailleur. Il ima~ine, pour arriver it son but, t1·ois p1·ojets distincts, procédanL tous du pri11cipe de mutualité c·est-à-dire d'échange de sel'vices entre tous les membres <le la société. Le premier, oü il fait appel à l'autorité de l'fitat pour remédier i1 la stagnation des affaires, est la fameuse proposition qui fut disrnlée dans la séance du 31 Juillet 18',8 (mil' plus ba11Lpage !li. A partir du 15 Juillet, il sera mis un impôt d'un tiers sur tous les revenus de biens meubles et immeubles, impôt unique rempla~ant tous les autres. En eonséquence, tous propriétaires de maisons et de terres, tous détenteu,·s de créanees hypothécaires
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