m:-;TntHE sncr.11.1:--'rn La gloire éblouit le patriotismr. L<-p,-c,tigv d'uu 110111 ,•1c1,ir,,•ui., v1nl1•l'attcnlal contre la souveraineté natio11alc.La Républi<fUPveut 1lt• la gloirP sans dnut~, mais elle la veut pour elle-même et non pour des César ou dAA.'/apoléon. ,, li rappelai~ à l'adresse do Barhè<I et des néo-conventionnels, que ,ous ,la premièro Révolution, la guerre avaib été la pons{•o• des monarrh,ens et de, Girondin, •, et non celle dos démocrates plus avancés. Il plaidrul. ,lu nom même ries besoin.a de la classe populaire, la ca= d'un lran<J11ille ,,t 1.,. ,t ,l~wloppement. • L•· peuple et la paix, écrivait-il. c'est un même mot. • Et il ,,,mplait sur le temps et la raison pour opérer• la constitutio,, de la fral<•rnitf mwnalionale sur 1~ globe.• En lait de prosélytisme, il n'admettait qu 0 elui de l'estime et de la sympathie; il réduisait la France républicaine au rayonnem••nl parifique de ses principes. En mêmo temps, toutefois, il faisait des concessions aux b•·HiqueuX'. Non seulement il jetait au début de son manifeste cette déc aration dictée par un sentiment élé=ntaire de dignité nationale: à savoir que la République n'avait pas besoin d'être reconnue pour exister; non seulement il ac,c,ptait, sous Id pression de Louis Blanc et de la minorité, cette formule. que les traités de 181::i, dénoncés sans être rompus. n'exi,taient plus en droit, tout en co1ltinuant à rester en fait la base do ses relations diplomatiques ; mais, de plus, il annonçait rn termes vagues que : • Si l'heure de la reconstitution de quelques nationalil,'s opprimées, en Europe ou ailleurs, parais,ait avoir sonné dans les décrets de la Providence• ; si l'on menaçait la Suisse, si l'on Pll\·ahissail I~., Etats indépendants d'Italie; si l'on voulait, à main ,11rnve.les empêcher de $'allier entre eu,, la France se croirai~ on droit d'inh1:vrnir 1 au b.-.soinpar la fot<'.e.Les banni--, Irlandais et Polonais aussi bien qu'l laliens ou Allemands, po11vaient voir là une demi-promesse et on s'explique que des ounins de Lyon ai•nt pu féliciter Lamartine d~ son manifeste. Pour parer à tout événement, il foisait rreer un C.. mitf de défense nationale dont Arago devenait président. li faisait décider la formation de qoatre•armées, au :-lord, SUI' le Rhin, à la frontièrü de, Pyrénées, au pied dos Alpes; armées à plusieurs finsi des\inées à-empêcher toute velléité d'invasion et de restaurntion el surtout1à réprimor toute insurrection ouvrière. L'une d'ontre elles pouvait aussr enroura~• oeux qui travaillai,,,it à 1'1'mancipat,on et à l'unité de l'Italie. Lamartine leur était sans conteste favorable et ce n'était pa, sans motif que 1,, général Oudinot, cormnaudanl>en,chef de,l'année•des Alpes, disait à, ses: soW ts dans la p.oclama.tioo qu'il leur adressait : • La RépubliquP est amie de taus l"S les peuplés ; elle a surtout (le, profondes sympathies p1J1.trles, populations. de l'i talle. • Mais, de, ce c6té, Lamru-tin., s• heurtait aux, d.éflanoes de Charl8'!'- A1ben, roi1de Sffdaigne, qui craignait pha3, l'alliance avec la li'nrnoe,quo Ja,tuue nec l'Autrich.e. Ge, prinee•ave.it pem,de perdre,ta,Savoie ,t, :'li,o; iliavait peur é"aleme11t dèll'infilttaf.ion des idée!- répablicainf!l parmi ses s1>jH,.,eV.aux propo• lions da•-arméqui lui venaient de Pari81, il répondàil. par ces paroles
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==