Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

IIISTOIHI~ SOCIALISTE 2ï7 lions agricoles cl industrielles, for111ëcs non plus seulement cnll'e oun·icrs, mais aussi entre ouvriers cl pall'ons. La proposition, modifil·e pa1· le Comité du tra,·ail. avait été (.'Il son nom prl'senll·c par Col'l>on da11s le fort du rom bat, le 23 Juin. E('artée par la question pré•alable. elle 1·e,inl r11ncndfr le :; Juillet cl fut acceptée. Les t1·ois millions étaient tout cntiC'rs réscr,és aux deux sol'les d'associations de production (ouvrières el mi,tes. lh• dc,·aicnt ètrc l'épartis sous forme de pn,.ls, dont un Conseil d'cncourag-rmenl, nommé par le :\linislre, dm·ait régler le~ conditions. Cela ~cr11blait très large. 011 dispc-11sail ces Sociétés de tous frais d'enregistrcrnent pour les acte~ relatifs ù IPur constitution. On leur accordait nH.~mc,quelques jours plus lard, la fa,eur, non seulement d'être admises sans cautionncn,cnt l ù l'adjudi<·ation el à la N61'aill• •• Vorece•, HtOCÎatioo popolaâre de L7on. (O'nprè,; un donnn~nt de 1~ Bibliotlièquc ~ütiouole). concession des tr·a\'aux publics, mais d1a\'oir la préférence it égalité de rabais sur les entrepreneurs. Toutefois <•ei-cadeaux de l'Etat étaient, eu réalité, payés assez cher, si bien que plusieurs associatio11s les refusèrcnl. Outre que le chirfre total de la subvention était fort maigre, si on le compare aux 30 millions qui avaient été mis à la diposi\,'.on des pal1·ons après 1830, l'intérèl de l'argent prèté montait, tout co1nple fait, à ü 0 0; car on ne n)ulait plus tau contraire) donner un avantage à ces associations sui· les entreprises individuelles. Corboh, dans son rapport du ~ juillel, avait déclaré qu'elles devaient Nre soumises aux conditions de la concurrence et il avait fait une allusion assez aigre à « certaines doctrines qui, sous des formes austères el en affectant le langage du dévouement et de l'amour, ne font appel qu'à l'égoïsme.» Il conservait l'espérance de ,·oi1· les salariés se transformer en associés ; mais ils devaient y arriver par leurs propres efforts; l'aide de l'Etat n'était plus qu'un appoint secondaire. Bref, une conception presque toute individualiste prenait la place d'une conception socialiste. Si le secours de l'Etat était singulièrement réduit, il en était tout autre- (li 1.e cautioanement 'était l"'emplacé par une retenue d'un dixicme sur le paiement qui do,•ait ,~tre cfl'ec:tGétous les qui■le jours, • LIV. 681.- HISTOIRE SOCIALISTE,- LA DBUXli.:NE niPUBLIQUE •"HA:\'ÇAISB.- l.lV'. 6$1

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