Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

:li2 IIISTOIHt-: SOCIALISTE 011 1w11t ~tudicr ectlc œu,-rccla11~ I./E.1:pos1~gèni:ral qur Yidal et Pccqueur r1•cligê1c11I <'lqui pnn1t inC'omJ)lct au Jloniteur; ou erH'o1·e dans le ,·olume de \ïclal i11ti1111t~ : • !~a Nèvolution de 1-'éw·ier 1111 ln.rembourg. l.ouis Blanc a pl'Îs la princ de la <'olld<'nscrde nou,cau dans son 1/ùuoirr dl' la Hé110l11tion de /H',1<. Elle ahoulil, en pal'Lic, ù 1111 plan d,·taillé qui fui d,'posé sui' la ll·ibune de la Constituante. mai~ qui ne fut ni di:1t~uté ni 111: il disparut cmporlé. comme hirn cl"aut,·cs,par ln g-i-andc vague de réaction qui s11ivit lrs journées de Juin. Ce plan éclet'lique. oit les id,'es de Louis Blaue 0111 été ('()lllplélées cl :nneruh'·rs p:u \ïdal f't Prt·qurur, a t'h' résumé par lui sous forme-de projet de loi .. \ ne le ,·ousidfrer qu'au point de ,·111· de la prndu<'lio11 """ il loul'he aussi à d'autres prohlènw:--, en ,·oici lc-s traits rssenticls: Ln miuisti·l'C du tra,ail, cha .. g(· de prépare,· la ré\'Ol11tio11sociale et qui, a,rc le prod11itd,•s grandes eut reprises ,·achetées pat· l'Etat (clwrnins de for, niincq,,lJanqucs. a~:;.uranccs,(\lc., :-t• compose un budgcl spé<·ial destiné.: .t0 à commanditer des associations ou, 1·i{·rcs; 1• à fond('1· <lc-sc-olonies agricoles. Les assoriations,po,11· a,·oi r cli·oit à l'nidr péru II iai re de l'Etat, doivent accepter celle r,',partilion de leurs bénéfit·rs: 11ft pour l'amortissement du capital appartcna11t au propriétaire avec qui l'Etat aura traité; J t, pour secours aux Yicilla11 ds, maladrs, blcss{,s, rtc : J//1 à parlag<'r entre tous les travailleurs ; J ;l1 pour la formation d'un tonds de réserve qui. joint à ceux des autres industries, créel'ait une masse inaliénable,appartcnant collcctivcmcnti1 tous, loujou1·s g1·ossissantc, ,.,.air caisse du p1·olétarial, adminislrér par un Conseil qui serait comme le régisseur cle toutes les industries. - Dans les ateliers de chaqur industrie, fixation, d'après la situation du marché, d'un chiffre de bénéfice· licite, par· cons{·qucnl d'un pl'ix uniforme pour les produits et d'un salaire qui \'arier·ait d'un pays i, l'autre de façon à équivaloir toujours à la ntt"'mequantitt'• de m:1rrhandises, qui pourl'ait aussi varier d'une catégo1·ie d'ouvr·iers ù ,11,e autre; car l.ouis 13)anc fail celle concession d'adrnellrc des salaires inégau:\, fixés par le vote mème des inté1essés. Quant aux colonies agricoles, elles sont sommairement expédiées dans le projet de loi de Louis Blanc, mnis elles ticn11c111ln première place dans l'H.rposé général. Il devait y en a,·oir une pal' départerncnl, composée de cent familles, dont un tiers se livrerait aux petites industries qu'alimente le travail dcla terrc(charronnage, marérhalel'Îe, clc. Mais point de commerce! Chacune d'elles devait s'approvisionner en gros de toutes les denrées nécessaires qu'elle revendrai\ à ses membres au prix co1ltanl. l·:lle devait pr-atiquer la grande cultur~ et contenir une sorte de cilé ou\'rière, oit les colons scr·aicnt logés Cl où ils auraient en commun: bibliothèque,salle de réunion,lavoir, buanderie, cuisine économique. Plus tard, on y annexerait une école d'agronomie el un hospice pour les vieillar·ds. Le sol qu'elle occuperait serait pris sur les terrains vagues des communes, sur le• landes défrichées, el le capital indi,penaable à l'exploi•

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==