138 IIISTOIRE SOCIALISTE DPclorntion df's droits de l'homme: « Le corps politique doil à drnqu" homme des rnoy('n~ dC' subsistaner soit par la propriété, soil par te lro,,ail. soit par le .,·r,·our.,·de srs semb/n/J/es. >1 J.a p1·opositio11 ful repoussée cl :i\lalouct, qui a\'aÎlpl'é~r11l(~ 11n plan pratique pour payer ccttc<lcllc de la société. n'eut pas pin!°' de-sucrè~. l.a Corn•c11tio11fui plus hal'dic, plus généreuse'. Ln Conslil11tion df' 1703 disait ù l'arliclP 21 : <' Les secours pul>lics sont une delle sacrée. f.a :--oridt; doil la s11b:,[stancr au:-.. citoyens malheureux, soit en leur proc11rr111t du lrtivail. soit en assurnnt les moyens cf exister à ceu:-.. qui sont ho1·s d'étal dr lra,·aillcl' ✓1.~lais la Constilulion ne fonctionna pas. Le plan de Ban(·rr pour l'al,olilio11 dC' la misi-r<- 11cf'ul pas appliqué. L'obligation imposée à ri::tal dcmcul'a lctt,·c morte; elle dispal'ul même des Chartes cl des Constilulions que se donna 011 s11bil 1~,Fl'an("c. Elle 1essuscita dans les th{·ories s,wialisles; Babeuf y avait fail allusion; les ouvriel'S insurgés de Lyon ,:l·ri,·i,·cnl sur leur <ll'apeau celle tragique de,·ise: tt \ï,-rc eu tra,·aillanl ou mo111·i1·en cornbattant "· FourÎ<'r dit à so11 tour : « "\ous a,·ons passé des .;iètlcs ù Cl'goter sur· les dl'OÎl!- de l'hommr sans songer i, 1·e<"on1inilrc le plus rsscnticl, celui du lra"ail, sans lcquc11cs autres 11c sonl 1·icn.,, :\lais. si FouriC'r peut passc1· pour Il' père de la formule, Considerant c11fut le père 1101r1- ricicr. l.oui~ Blanc, Pcrqucur, et, atcc eux des démocrates, 1':u.loptèrcnt, la popula1·isèrcnt; Lamartine lui-mi\mc l'acceptait pour certains cas Px<'eplionncls. EIJe devint un mol de ralliement pou1· les ouvriers cl il ne faut pas s'élonner si, dës le 2.-, Fén·ic1'. le Cou,crnem<'nl provisoire fut sommé de la proclamer. On sail la promesse solennelle qui fut le l'ésultat de cette sommation. Le soin de la lcnil' rc,·enaiti.t la Constiluanle. La question se l'CJHl·senta entièl'e devant le Comité de Co11stit11tion. Consiclerant l'y cléfcnclit en disant: " Si cc droit n'est pas nettement reconnu,.lcs ouvriers pcnsc1·ont que la Hé,·olution est encore escamotée. » Il le montrait <'0mme corrélatif du droit de prop,·iété et il ajoutait: " Ceux qui n'ont pas la Lcf'rc, qui n'est pas l'œuvre de l'homme, doi,·ent a,·oir un tiqui,·alcnl. • Odilon Bal'l'Ol, Coquercl, Ch. Dupin l'attaquèrent, en faisant J>or·tcr la discussion sur les moyens de le l'éaliser. La majo,·ité se rallia pourtant ù la fo1·mulc rédigée par Cormcnin : <c Le droit au travail est celui qu'a tout homme de vivre en travaillant : la .société doit, par les moyens généraux et producllfs dont elle dispose eLqui seront orgatti::,·ésultérieurement, fournir du travail a1L.1:!tommes valides qui ne peuvent se procurer' aulrPment de l'om•rage. » C'est sous celle forme qu'il ligure clans le projet déposé le Hl juin clcrnnt la Constituante. Deux aut,·es articles l'Cnforçaient cet article ; • ART. t. - La Constitution garantit à tous les Cltoyens: la libcrté,l'égalitê, la 'lùrett;, l.instruction, le travail, Ja propriété, l'assistance. ART. J:32. - Les garanties essentielles du droit au truail sont: la liberté m~mc du travail, l'association ,·olontaire, l'égalité des rapports cnt'f le patron et l'ouvrier, l'en- :it!igoement gratuit, l'éducation professionnelle, les institutions de pré,·oyaocc et de crédit
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