Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

:l5ü IIISTOIHE SOCI.\LISTE On prut ~ig-nalc1·a11mt.'.rnc li Ire le Systi:111edepoliliquepositi,,e qu'Augustc Co111lt' comuu.~ncc il lin·cl' au pl1hlic en 18.~,I.Pour lui 110n plus, poinl de s01nf'1,,i,wté populaire: pa~ mt,.mc de droit indi\'i<lucl; l'indi\'idu est une ab:,tl'action. \'oula11l l1·ouv('r 1111J11'Încipe de sociahilitt'· qui rapp1•ochc lrs ho1111nes. il lt· chcrrhc dan:; une foi commune el il ,eut fonder unf' nou,clle 1':gli~r qui (').c1·t·c1·a un<"dictature spirituelle, qui c·onscilk•ra.l'lasscl'a,jugt•1·a, Quant aux inté1·,-.ts 111::tlCl'icls. ils s(•ront réglés par I(•:-;ch<'fs dï11d11strie qui c~t.•rrrronl 1111cdictature trmporc11e, :tgirt)11l, comma11dC'ront. St11a1l '.\li11 appclaitcc•la ,, lcsysli•111c J,, plus co111plcl de despotisme spi1·it11el cl temporel qui ~oil sorti d'un ccrn~au d1 ho111mr, C).l"('ptl·, pt·ul-t,.11·(', l'<'lui d'Ignace de LoyoL1. » Son éclo.,io11 dans 1111 ccn•C'au philosophique 111011tre ù quel poi11l la 1·1.•slauralio11dr l'aulorilt: élail nlors 1111cid,:r t·ireulanl dans l'ai1· rt clic non~ <·,plique pounpioi .\11gustc Comte fut, lui aussi, au début, un drs adniil'alcurs du Coup d'Etat. :\lais dan~ le monde hourgcois cxistf' ('Il m,~mc temps une tcndancC' ù dt•pouillcr l'Etat dr Ioule prérogalÏ\C, du moins pour Cl' qui concerne le domaine l·<·onorniquc. Les ét:01wmistes répètcraÎC'nt ,·olonticrs le mot <le B(•11lham ù l'adrcssr du gou,c1·ncrncnt:" Ote-toi de mon soleil!• On a peine ù ~c figul'rr j11sq11'oi1 <"Sl poussée lc111· méfiance i1 sou égnrd. JoiH·ph q;-irni<·r ,·cul lui c11lnC'r le dl'oit tlC' balln· 111onnai<'; un :wlre, le droit d't•nscignrr. :\lolin:ll'Î nt• 1·t.~p11g-11r pas it la pe11st.•r tl'alrn11<lo1111cr ,'t lï11itiati,·r pri\'l·e la police et la défense nationale. Une bataille incessante se li\'l'c'po;,.. savoir.si r1::tat intcn irndra C'ntre 1(• patron t•l l'oun·ier: les Ccunomistcs s'y oppos<'nt de toutes lcu1·s for<·es cl JWoclnmcnl une Jib<'l'lt} de l'industril', <111i 1 sépnréc de l'ég-alitl:. 11'cst que l'oppression des plus faibles. Cne partie de la bourgeoisie t•n a ,·01HH.'Îcnc('et ac,·C'plc en cc1tains cas le redressement par l'l::tat de la hala11cC' faussée pal' les lois anléricurcs; mais le gros de la classe aisée se srrl du prira·ipc du laisse:. f'aire pour maintc11i1· ses pri,·ih.~gcs en 1·cpoa!i-!-a11t Loule modification dt.. l'organisa lion économique, <1uillc i1 repousser le n1t'111e p1·i11C'ipc, le jour oit il dcvie11l un ar~pfmcnl en f;ncur dC' la liberté <les cu:-ilitio11s ou des érhang-rs~ cc jour-l:1, comme C'llc.a intérêt it fai1·c prott~ge1· p;1r J'J~Lal la l'abdcatiu11 et la vente de ses J>l'Odttits, clic accepte, elle J'éclamc à son p1·ofit cette intencnlion qui, e,ercée au profil des autt·es, a été <l~claréo pal' <·lie anti-scicntifiq11c cl ahominnblc. 011 \'OÎl, sans que j'insiste da, antagc, l'cnchevt~lremcnt cxtrèmc des- théo1·ici,,,<p1i :-.'c11lr<'croiscnt dons ces années tl'cffcrvcsence <'(;réhrale et <111i fo11l que Lous Je~ Lhëoricicns cl Lous lrs g1·oupcs sont ù la fois ath-c1·saircs et alli(·s. Puisse le b1•cr exposé que- je viens d'en t1·acel' éclui1·cr la route oll: 111H1$allons maintcuartl s11Î\'l'C ces opinio11s en a<'lion !

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