IIISTOIRE SOCIALISTE Hl! Urt(' gratuité presque absolue. Les Jésuites roparaissrnl en plusicur~ cndroit!i-, i, Saint-Affrique, ;\ )lendc; dans ,·ctte Yille, IP pi•re \'alenti11 a eont,·art(· hardi1ncnl nvce la muniripalilé au nom dr la Socit'té dr J(•sus <p1i 11 1 csl pa~ rcconnnf' e-11 France; le Conseil supérieur dC' l'lnstn1ction publique ratifi(• quand m~me le traité 1 i, la sr11lc condition qut~ 1(•pè,·r Yalcntin fii:,!ttl'f'l'a da11s 1'a('tc eomme particulier, el non commC' mandatairC" de la Compag-11ic. c·<'sl loujours l'application du mot de Thiers au pro\·incial d('s Jl·suitC"s: « :-;urtout ay(lz soin de ne pas dil'C que \'OUS êtes .lésuite. >) l.f'S catholiques étnirul r:wi~ rt m(·mc un peu rffrnyi·s de la multiplic·ntion dC's t.~tahlisH·mC'nt:,. <·c•(•Ji'•. siastiqur1'- qui 1•i~quaie11t de se foir(' une coneurrenrr 1·11i1wusr. Dupanloup, a,·nnl f(' vol(' de la. loi. ~1H11t1C'1·aliels a\'antagcs <'Spt~t·és, entonnait comme un chanl de ll'iomphc; el Louis Bonaparte, q11el'-1uc•smois après, dans sou l\fossag(' il l'Assembll•e du,, 11on•mbre 1851. se félicitaildcs résultats obtrnus. Dan:. l'en-.f'igrwmcnl primaire' le succ·ês fut moins édatanl pour 11::•[-'li:-e. ;in tant qu'on en peul juger pnr les chiffrC"S de la statistique. Lr )l('ssage qu1~ je dens d,... CÎl('l' signa)(' ('Il dix-huit mois l1llC aug111c11tatio11 d1" son SUI' Je, nombre des écoles. ~lais clic ne pol'l<' pas sur celui des écoles libres de !,!31'\'0ns: 10111 au contraire. il y a de cc cùtê diminution 1,.011 au lieu de t,,050. Il semble qu,, 11::glise ail d'abord dépensé le plus net de ses efforts ('t de srs r<'ssou1·ccs à la co11quê-lt.' de la bourgeoisie. Celle-ci _Thic1·s c11f'sl la prrn,·e nP tc1HtÎl pas au dévcloppcnwnt de lïnsln1clion pop11lai1·r .. \ussi 11r faut-il pas s'étonner si, de tSt,ï à 1s;;o, il y a ,·ec,il sn,· le d,ifl'i·c total d,,~ ,·lèves : 3.::.30,1:lï :l,322,l,2.'l U;irton-.. 2,17ü,07H 1,70:J,Htiï Mais C<' recul frappe uniquement los garc;ous cl il est prr111i~ de P<'llSCI' quc- la situation faitr aux instituteurs y est pour quclqur <'hosc. En rcn-anch<' le 11ombre des fillos s'ost accru dP 200,000 emiron; c'est qu'en effet ri::glise a gardé sa prédi}e('tio11 intéres8l'e pour l'('11scig11rm~nl des fcnHn("S. l('Î les ohiffros sont parlants. lin JSt,ï, Ln,liit, écoles de filles. En 18:,o, 20, L8!1. Et, tondis que les écoles laïques sont en dC'crois$ancc (.)2.:l:1:, 011 181,3 - .30,167 en l8:i0. les écoles cong1·éganislcs accu~cnl unr hausse t~onsid<'rahle 7,H13 <'n 18'•3-- i0,~H2 en 18:;0, et sur ces don1i(·1·cs il y en a fi,4(i', qui soul des,,t-colcs publiques). Si l'on feuillclto le IJ111/elù1 des lois de l'année 181,!I à l'nnnt•c 1851, on 1·clève par dizaines des fondations d'{-tablisscments 1·cli~i<'ux: So•urs de- la Charité, de 1a Providence, de lï~ducation <'hn.·•ticnnC', de la Doctrine ehrétiMno, de la ~liséricorcle, de la Sainte Famille, de la Pr,•spnta• lion de Murie, de ·saint-Charles, de Saint-\'incent-dc-Paul, de Saint-Thonws de \'illcncuve, do Saint-André, de Saint-Roch, de Saint-Joseph, de SaintLouis, de la Nativité de la Yiorgc, de Sainte-Chrétienne, de :'iolre-lhme de Bon Secours, de ~olrc-Dame des Anges, de l'Enfunt-Jésus, sans compter les
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