Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

HISTOIRE SOCIALISTE l·quho<1ur, d"une loi, qui. tomme dc,aît le dire plu:-. lard \ Î<·Lor llugo, portait un masque, disait une chos<' cl en misait unr autre. affectait de 11u.;11agcr l'Uni,·ersité en l'amoindri~sant el en l'as~cn issant, pa1·tag-cait un monopole nu lieu dl' J"abolir. Parmi cc-s • ratholi,1uc, avant tout • <1ui auraient ,oulu un l'crnsrmc11l plus franc de l'(•nucmi, l.011is \'cuillot fut dei-- premier~ i, l"atcusc•1· d'êlre un « manqu~ de foi. H ,, Ellr proclame, disait-il. que nous ne l'l'O)OIIS plus ~• cc que 11ous a,011:-, tant demandé. la lilwl'lc~ pl,·ine et entière po111·l'l~gli,c. » Il rcprnchnil ,, Fallou~, :'1 Dupanloup. d't'trc de-. homme, (faccommodcmcnt, dC' ll'an~action cl d'affaire,, à ;\lontalt>mbc-rt lui-rnt:me d'avoir subi la contagion, et il rriait à la tu.·ccssitt dt' dh iser le catholicisme. pou,· qu'il ne tomb,lt pas tout <·nticr sui· la question relif!ÏCU:,C'<lans le:--bra!', de l'l"nh·crsité cl sut· la quc·,tio11 politiqut• dans lt• ,ein du consen·atis111t.' bou1'g<'ois. l,;nc c1uinzainc d'évècp1t•~ rcpou,sairnt toute i111r11,ion de lï::tat dans les <~la!JlissC'mcnls de n::glisr t'I tr,n1\aicnl " peu lo~alr ou peu utile lèur pré-.cncc clans des Conseils oi1 ils ~t·rait.•nt C'U~- nH.~mes <h•:, intrus. g-t'·nés. <lepa~sés cl uoyé~ : • Quel ,·apport. :-t 0 t•<·riait l'un d'rux, peut-il y 3\t)Ît· enlrr Jésus-Ch1·ist et Btqial? » Falloux Î1l\itait cc:-. m(·conlC'nls i1 ne pas comp1·on1t.•llrc la , irtoii·c en la voulant trop l~omplèlc. :\lontalcmbcrt se dt•fC'nclait comme il pou,ait <·outre ~<'s :uu-irn=-- t·o111pag11on:-. d'a,·nu•s. Il s'adrnrnait ü leur démonlrrr les a\.111tage:-- dt• 1( l'alJiancc suh:,,litut•c à la lutte • cntl'C' le catholicisme et la hourgroi~it• \·olt:1i1·iennc. 11 a\ouait <1uïl ctit mi,•u\: Yalu -,ans doute dét1ui1·<" purrmcnl rt ,irnplcmenl l'Université: mais il ajoutait qu'il fallait :,C 1•é:,ignr1· t\ s011 ,·~isleneC' comme à ,·elle dr Pari,;;. « qui a fail c11core plus de mal à la Fra11ef•. Peu écoul<~, il fut sur Ir point de rf"no11rrr ;, l'enll"C'Jlrise. Pourtanl :-outrnu. sinon par les ,!(',:,.11ilc~qui dcmr111·e11i dans l'ombrC', du moins par l(•u1· prinl'ipal pt·<~di~ cul<'ur l(" P. H,nignan, pa1· Dupanloup <1ui ,·c11ait J.'t~t1·e a1Tacht~ malgré lui ù ,("s 011aillr!, de l\1ri~ pour d<"\enir é\èqur d'Ol'léan-;, il làehait de faire 4.'ompn~ndn· tout le parti qu'on pOln-ait tirer tic la loi ll(HI\C'lll·, :--Î clll· était ,otCc. Un ami lui l'cTi\ait: • Les éH\ques ,ou.;; rem(Tticront u11 jour de ne• pas les a, oir ecoutl~S. • Thiers pr·omcttail de le soutcuir « j11~q11":'1"~' inclion •· LC' projet de loi fut mai11lc>n11 et suivit la filiCrc. On essaya de Ir soustraire ù l'examrn du Conseil d'l::tat. dont on se défiait. Il fut ~oumis à nue Com.mission parlementaire de J:, mC'mbrc~, dont le président fut Thiers. l'i Il' rapporteur Bcugnot, ancien pai,· ùe Fraucc. Elle n'hésita pas à l'aggra\"er. Elle s1_1ppri111a l'instruction J}l'Ïmairc supérieure, les Ecoles Xormaies; elle porta à quinze ans la durée de l'rng-agemcut impose aux instituteurs. Tanl pis si la jeunesse déscrle une carrière trop ingrate! 011 ,nit où trou, cr des hommes pour combler les ddcs possibles! I.e rapport est déposé le GOctobre. Toutefois le projet remanié faillit sombrer dans le court ré\'eil nnti-clfrical qu'amena le Mot11proprio du pape. Le parti de l'l~ly-séc, rapproché des ré1>ublicains, pouvait, avec l'appoint des catholiques intran-

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