Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

lllSTOIRE SOCIALISTE Hi7 peu à pe'u des machines à cxamc11 pour le baccala111·éat. Leurs J)l'Ogl'ammf's a,·aicnt un caractère éh·oitcmcnt pl'ofessionncl. Ils étaient ralculés, en vur de former des a,·ocals, des médecins, des diplomates, des hommC's politiques, des économistes, portc-paTolc cl futurs nH'ncu1·s de la clas~e dil'ig<"anle. 1.es Facultés de lrllrcs et de sciences, qui ne conduisaient i1 rien de pratique, dégénéraient en Facultés d'agrément, c11 salons littéraires ou en parlotlcs semi-scientifiques, oü s·épano11issaicnt les fleurs <le rhétorique, le~ leçons pour dames cl gens du mo11dc. A Pal'is même. les profcf-scurs qui aYaient alliré la foule, - Guizol, \ïllcmain. Cousin - a,·airnl1lranspo1'lé leur éloquence de la S01·bonnc aux Chaml,rcs et se faisaient re111placc1·dans leurs chaires par de p,llcs suppléants. C'est en dehors Je la hi,·ra,·chie 11ni,·ersitnirc. au ColJège de France, que se pressaient les éludia.nts. parce que là 1·etentissail la parole a,·denlr. passionnée d'un Q11inet, d'un ~liehelct. ~lais le pouvoir redoutait plus quïl nr soutenait des pcnseul'!, quïl savait. indê• pendants cl pénéll·és jusqu·aux moelles de l'esprit l.iïquc cl républicain. Les choses en étaie11t t1, qua11d éclata la Hcholution dr HViS. I.e Cou,·er• nemenl pro,isoirc sentil combien Ir problème dt.. l'ét.Jucation publique prenait d'importance a,·rr J'a,·èncmcnt de la l\,·puhliqur J l'i il appela pour le résoudt·e un hornmc que son nom pn·dcstinail aux pltt~ lwules fonrtions sous le nou,·eau r(·gimc. C\~tail llippol~ le Car11ot, fils de cdui <1u·on avait appel~ rorganisatcur de la , irtoire . .Avec-lui t"t:tail le-Saint-Simonisme <1ui montait au pOU\'OÎr: cal', <lisl·iple de Saint-Simon, il choisissait, pour collaborateurs Jean Heynaud cl Edouard Charton. qui éU\Îrnl de:-- homme:, d<"la mt~mc école, rl·solus à donner pour pi\'ol a hl politiqnc Ir micu~-t\lre matériel el moral du (llus grand nomhr~. On aYait le droil tl1esp◄··rcr do lclll' part llllC impulsion Yigourcusc. Logiquement le suffl'age univ<"l'S<"I aurait dù èt1·r prérédé de l'instruction uni\'erscllc. Allait-on. du moins, rCparcr au plus vilt• u11 retard périllrux? Jlëlas !Carnot en sentait 1ant~ccssité, mais nou l'urgcnc-e. Il s'en remettait, lui aussi,à la prochaine asscmhl<'.·r. JI crl'ai t. dès le 2HFé,-rit"1', une llau te Com 111 ission des éludes scientifiques et littéraires unf• Commission, qua11d il aurait fallu des actes décisifs)el il lui laissait le soin d'élauore,· un projeldc loi pour tous les degrés d'enseignement. :\'ous l'ctrouvcrons, un pru plus loin, ce projet. En attendant mieux, on rtvait la <·élCbration annuc-lle cl'unr grande fête de l'enfance; les salles d'asile pcrdaic1ol leur nom, pour en prend1'C un autre qui fit moins songer;, une institution charitable; ell('s s'appelaient écoles maternelles et une tcolc normale spéciale, dont la direction fut con Gée à M•~ ~tarie Carpentier, fut chargée de forme,· leur personnel. Des biuliolhèques communales f••is les campagnes cl des lectures du soir pour les ouvrie,·s des villes étaient instituées cl encouragées. Sages mesures. san-:; 1. ('/(>1l .alors que li•s cultes furent réuni-. au DIÎll.Îilèrc de lïu~trudiou ;mhliqu(', réunion --iJ.:"IIÎIÎc:.U.c cl gro1&e de perill.

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