Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

IIISTOIRE SOCIALISTE J l 5 rprnlrc ans! Il 11cpeul ni dissoucl,·e ni prOl'ogcr l'assemblée. C'est ~implemC'nl former toute issue régulière aux conflits probable!(. On c~i;:aio vainement de rogner sa liste civile. Il est déclart' responsable cl Mathieu de la D1·il111eprnposr qu'il puisse C•tre s11spcndo, ,.,,,·oqué même pRr un décret rendu aux deux tiers. dc4 ,·oix de J"J\~~emblt~r. ~lais on n't.~coute pa~ ce~ conseils de pl'udem·e. Loin de lit ! On donne encore au Président lïnitiath·e des lois. Un ,·ertige 011u11déro111·agemcnt <'trn11gcscmhlc s'(1trc emparé des répuhli(·ains. I.e 26 ortobl'c. amnt mè111eq11e la Constit11tion soit votée définitivc111,•11t. l'Assc111hl,'c fixe 11ne date pour l'élection du Président. rommr si rllt· était impatiente dl' ~ig-nrrain1ti :-a propn~ abdication. C'e!-lt ~culcment 101·•de la sc,-onde lc<'1111·1•qu\•lle s,• reprend 1111 peu. r,:n,. stip11lo pour ses rnrmhrc~ le lfroit cfinitiatin· pad(•111t•11tairc. Tho111·el.s011~ pn.:-tcxtc-qu<• Louis Xnpoléon e~l H~1111 fair{' ncte d<'t·antlitlnt à ln t1·ih1111e.propo:,.p ù nôu\C'Ull son nmc11dcrncnl, t':\eluant th;.• la Pn."sidcnce tout tncmbrr dr~ famill<'~ qui ont 1·<'g-11t' sui· la Fl'ltnce. 11 esl l'rllc fois appuyé pnr pins de 1:,0 rcprésc11lants. Il adjur<' les nut1·C's dC' nC' pns !-l0 abandonn<"r i1 unr- confiance désnstreu!'e. -. Faisons que l'hi!ôtitoir<' Il(' dise pa!- c.lrnous: Ils rwaicnl en mains une ConRlitution et 1111r Hèpnhliqur, rl ils n'ont pas su ~r ~c1·,·ir dr l'une pour s:H1vcr l'antr<·. » )lais Dufaurr rl Can1igna<',lni-inèmr, pn,· unr déliratcssr C'Xl'<'S~i"c eu,ers un cont•ur1·cnt. intt~r,·iennC'nl <'ll'nmcndr-mr11lC'St rrjr-ll~. En rc\'Rnl'hr 011 ch;ride '(li<' lt• ,·irr-p1·t:i,.ident 11r pourra être rhoisi parmi les parents ou allié, d11présid,•nl: seulement qu'importe cette omb,·c qu'est le virc-pt·ésidcnt (1 . On leur impose:\ lou, deux 1111sermcnl d'autant plus solennel q11ïls •cronl seuls i, J,, prrle1· : • F.11 pri•irn,•1• ilr Diru et de,·anl le Peuple fran,ais rcprt'••c11té par l'Asscmhlfr nationalt·. j,· jure"" rester Îlilèlc il la République dt~mocraliq11<'. IIIIC' et indiYisible l'i tl1• l'l'mplir 1(rn~le~ df"YOÏrs que 1n 1 imposc la Constitution •· ~lais un •erment, h~1·1·ièrcd a,·i(•r el barrière super011e pour les honnêtes gens. n'est qu'une toilt' d'araignfr pour les autres. Et il faut croire que l'Assemblée n'a qu'une foi médiocre rn te fr,'ie rempart. t,'moin le soin qu'elle prend dr maintenir :\ son bureau le droit de rec1ufri,• les troupes nécessaires it sa sécurité. témoin aussi ccttr dècision qu·cn rn!t d'altentnt du Président le pouvoir exécutif passe de plein droit it l',\sscmblée qui poursuit devant la llaute-Cour le Président parjtll'e. Pouvoir judirinire. - Il ne suffit pas de mettre sur le papier drs mesurés terribles; il fout axoi,• les moyens de les exéeulCI', Un des dernie,·s articles ronfle la Constitution • Il la garde et au patriotisme de tous les f'rantais » Or, les Fran,ais étaient-ils en étal de défendre ce dépôt ? Pom· le savoir. il faut ronslclérer l'organisation de ce que les uns appelaienltr le poll\oir:. el ,. l,e 'f'IH..l,r&tdn( ft1t lkt•l•J th •• Meut11tf'-. ,,·nt 6 P"U prfS IOttl te (IU oe, prtllt tHtt d'illlk-e.'-Nnl l so• •ujN

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