Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

li !STOi RE SOCI.\LISTE d'un (,;,j:xit•111r. ccCr-,l alors, dit l'honoral,I,, fab,franl, pcndanl lf'8 rrisr~ rommrr- • c.:ial,·~. 'l'H' lt1 .:, rn::muratL11ri<.·1J·l:l;'un·nt fahriqu(lr ù rneillcur marché. >> 11 y a ru,'e'f':-.,l.,,,·tain,une dl'Jll'l·Ssionronsilhirabh"des salaires à la suite de la cri,r quii,,t•~t prnlong(•rjw;qu·rn 1S:m,et,dan!-. l'induslric textile tout au moins,on nC' jp-.; n ! lus YU$ rrmontrr au). taux qu'ils a,·airnl attcint~a,·anl rrltc cri:;(". Buret appo1•lp '.'UJ' ,·r point drs d,~taii'; intère,i;;~anls: « .\1. Cai~nard, dC'Hourn, dit-il. o;p dnnnf' l11s r('n:;rigncmrnts suivants sur la f>ai'.'-,(' dt•, ... alai,-.•s.En l8Iï. il a payé I frane l'aunr pouf'Ir tis~agcd'une colonnade dr J8 pou<·r:d-;t· large; l'mi,·rirr poll\·ait fairrC'inqaunrs par jour. ~laintenant, ('n 18.''Vil. 1w paie plus (jUC' qunranlt? ù quarantr-(•inqCflntimrs par aune pour la façon d'unr ,·,1off,,d,, 'iG pour.-, de lnrgi•ur. La fa\·Ond'une pièce de 110 it 120 aunrs ne se pair q11r 20 francs. (1 .\1. Fontaine-Gris, fabricant ,it~ Troy<'~. dt~rlar-., que, depuis I8L6, }r!'; ..,aJain'S ont dimimu;dr 25 pour rC'nl. t( Crttc diminution pro,·ient, dit-il, d'unr plus ,grand,, « hahitudr clu travail C"l d'une plus grandr roruarrence parrni ln: ouvri,.rs. » - ).l. Jl,,nriot. de Hei1n!-is,r fait, remarquc>r dans sa n•pon~ par unr rranrhisc q1w nous l'f'gr,•llonsde n'avoir pas toujours rt·ncontrèr<'hezIPplus grand nombre d(':; fohrirauls ~es tonfrèi'C'S,,. Si nous ,·ouIons rnainl<'nirla lranquillilt'.>, dit-il. il dr,·icnl urgrnl d(' ne>plus dîminurr IC" prix d<'la main-d'œu,·rc qui a varié trop souvcml, r.c el rarement au profil de l'ou"rier. » Pour lrs tullist<'S de Saint-Quentin. ln d(•pr"ssion est cnrorc plus forte. lin lR2'.l, ils po1l\·aient gagner jusqu'ù quinze franes rl même vingt francs par jour. Apr(•s la crisr, les salaires son~ de 1 franc ~>0 it 3 francs, chiffre maximum. A Hourn, dans lïnduslric lainjère rt cotonnière, ll'S graYCUl'S qui gagnaient 12 francs par jour en 1825 n'en gagnent plus que û en 18.10; le salaire des imprimeurs de premièr"s mains tombe dans le même espace de temps de 10 à 3 francs; des apprêteurs cylindr"urs, de 3 à 2 francs; des mouleurs et fondeurs, de 12 francs à huil el neuf francs. Quant aux fileurs rouennais, donl les salaires en 182,, se mournient entrc 3 francs et il fr. 50, ils nr sont plus en 18.30que de 2 francs à 1 fr. 25. Le haut salaire des mouleurs el fondeurs, qui devait finalement tomhrr entre cinq et six francs, s'explique, dit \ïllcrmé par Je faitque « cpttc industrie n'a pu êtrc naturalisér à Houcn qu'en employant des ouvriers anglais donl les salaires élaienl très (,J.,,·,½., \lais ajoule-t-il, • il n'y rn a plus qu'un petit nombrr dans le,,ateliers; les ou,Tiers fran,;ais drYrnusaussi hahilrs C;.f' paient moins cher. » ~!(•mes diminutions il Lille dans les industries texliles, où le salaire tirs l,land,isseurs de tulle tombe pour la même pfriod" de 2 francs et 2 fr. 25 à 1 fr. ï5 ('l 1 fr. 50; celui des tullistes proprement dit de 10 et 12 francs à ✓• et û francs, Ct'lui des brodeuses au crochet de l franc el 1 fr. 20 ù 00 centimes el 1 franc. Ile même, le, eonstrurteurs <le mé-eaniqurs à tulle voient tomber leur salai,.., de 8 et 10 franc• à .1 rt 5 frnnr~. C'est surtout sur les industries textiles qu'a porté ln erise, pui,q,w dans le même temps, à Lille, 1onjom'.'!nous wn·ons le salaire d~s fondeurs de for mont,•r

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