568 111::;TOIRE SOCIALISTE Mais, là, on élaiL , ésolu à se rendre quand même au rrndcz-vons auquel les chefs manqueraient cLd'y surveiller les é,·énemrnls. La note des députés de l'opposition avait ru beau rngag<>r les • bons citoyens • à s'abstenir de toute manifestation publique et promettre de demander la mise en accusation du ministère, a Réforme avait eu beau publier un article où Flocon disait à s2s amis:.Gud •z-,·ou-;,leLouLLéméraireengagem0 1\lt, le mo.fo1 du 22 février oviLune foule immense descendre des haulrurs populeuses el se diriger1v,•rs les Champ3-Elysées par l~s boulevards. Bientôt des rassemblements se formèrent un peu partout, d'où jaillissaient le cri de : Vive la Rérorme ! et e chant de la Marseillaise. Une masse de manifestants poussa jusqu'à la Chambre, la troupo voulut la:disperscr; rllr fut reçue à coups de siffi(•let aussi à coups de pierres. On fit alors venir de la cavalerie et les manifestants ruront roroulés dans 10:cenLro,où ils élevèrent des llarricad•s et érhangtlrent dos coups de fu,il avec les gardcslmunicipaux. Le 23, à l'aube, la foule emplissait les rues et les places. Les barricades s'élevaient un peu partout. Soudain le rappel de la garde nationale est battu, sur l'ordre des maires, cl même des particuliers. Les gardes nationaux s'équipent et se rendent à leurs points de ralliement aux cris de : Vive la Réforme l A bas les ministres l Puis de là il se dirigent vers les centres d'agitation et se .Jellenl entre la troupe el le peuple. Des masses:compacles les entourent, les acclament. La nouvelle en arrive au roi, qui se rappelle alors les avertissements de Montalivet. Sur ces entrefaites, Guizot arrive et lui offre sa démission. Il accepte, et jsitôt que le peuple apprend celle résolution, l'émeute se change en fête. Jusque là, seuls les hommes emplissaient les rues, les parcourant .à grands cris furieux. Ils se transforment en promeneurs joyeux, les femmes, les enfants, le, vieillards les rejoignent, et montrent leur joie de la paix enfin revenue. Les ouvriers,eL les bourgeois fraternisent avec les soldats campés sur le boulevard. Le soir \-enu, la foule demande des lampions sur l'air classique. Les Cenêlres s'illumincnl. Devant le ministère des affaires étrangères, boulevard ,des Capucines, on ne crieJplus: à bas Guizot! mais :;dos lampions! Soudain, !un coup de feu part des rangs pressés do celle foule en;licsse. Quels ordres sévères ont été donnœ aux soldats qui gardent la demeure de Guizot ? A quel )péril croient-ils avoir à faire face ? Spontanément, ils abattrnt leurs rusils et font une trouée sanglante dans la masse humaine. La consternation, la terreur, la fureur succèdent à la joie. En vain ceux 'qui se_sentent une autorité, une responsabilité essaient de montrer au poupl~ qu'il '1 a là un effroyablej malentendu. Un tombereau dans pequel onl a entassé {les caaavres a commencé une, lugubre promenade sur les boulevards, sou)evan\ pattout les cris de vengeance.!Et les illuminations éclairent une veillée desjarmes tout entière ,passée à relever les barricades et à enj construire de nouvelles. Au jour, des placards officiels annoncent que le maréchal Bugeaud eet nommé commandant de toutes ]los.forces militaire, de Paris. Mais en mime &empe
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