IIISTUIHE SOCIALISTE avaient immédialrment 011,·ert unr sous<'ription pour rlM<•rHln•l<'ur ,•hpf <lPvant les tribunaux. Le départ eut lieu au Havre Ir 3 rf'.\n•irr. Soixa.1\lP-nruf lrarÎPll'-,,·orHluit:-l par Gouhenant, s'embarc1uairnt sur le navirr !lomr, l'l, après a,·oir rrçu /ps dl1rnièr11:, recommandations de CabC'l,s'en allaiP11l ,·he1·rhPr dP l'aut1·e c·ôlè <k l'OrhH\ la librrté qui semblait mnl'lr>en Fran('r . .\loins de troi"' s,•mainf'.., aprè-,, rlle l'Ps-;u~- ritait cl leur donnail le regret cl'a\'Oir clouté- d'rlle. Crs incidents passèrent inaperçus dans la ~randt 1 a~ilation politiquf' du moment. La session parlrmcntairc s'(,tait oun•rl11 dans l(•s JH'<•mit•r:; jour:-i de janvier et Odilon Barrot avait aussitôt dénorw/> (·t1mnw 1111 :--yrnptô1nc dt· la décompositioil du goun•rncmC'nl le srandalC' sou Ir,·(" par li• rn1lrnoi1·(• d'un nornrné Petit el dans lequ~I il était élabli qu~ la 1-erPtte partinrlièr,• de Corbl'il lui s,•rail donnl'o s'il pou,·ait nwttrc à la disp1Bition du mini:-..tèrl' 1 par la démi ...... ion du titulairC', une rhargP dC' C'Oll~<'ill<'r à la Cour dPs crnnpl<'s. PrtiL aYait payt\ puis, pris de -.rrupulc, il dCmissionna rn dénorv,·aul Ir trafir a11qu1•I il aYait été mêlé ! Guizot C'ou,·rit C'JH·orc de son mantt~au dr probité p,•rsonrwll1~ ,·pl t(~ prt1,·nriration. Il parut s'Honner qu'on fil tant ù'afTaircs pour un « p,,til fait•• l~t atcu'-a l'opposition de perdre Ir trmps dr la Cha111lwe. l .a rnajorilé ful de l'a,·i, de Guizol. Elle n'an\Îl pas, <'Il C'fîl't, ù s'hnouvoir d'un ~i 1wtit fait, aprè-s tant de ~ros seandales. En vain Dupin l'avait-il a,·erti<• par ~a dNrrtion. En ,,tin il ,·rnait de donner à C'ep<'lit fait toutr sDn imporla.nrr•, rn th•poc:.ant unr l'ropo- ~ition de loi sur la vénalité drs chargt~s pt drsoffü_•rs. LC's dt•uxcrnls fonC'tionnairr~ dt~ Guizot parlagaii•nt son avf'uglrmrnt. On passa'donc à. la disrus:-;ion dr l'ndrr~~o après a,·oir ,·alî<lé h•~Jl0lffOirs d'un tléputé soumis à la r1\1jJN•tiono, .;rai:,:;on 4,fo ~a nomination au posl<' de médcein insprrlrul' rif•s ('aux dt"' ~érii.. C:< 1 dt"putr-fonrlionnairc aYait élé réfllu grârr à la prC'c;sionofllrit~llr la plu-. éhnntl•e. Il n'<'n Mait <1ueplus clignr de si,'grr clans une t,,ne as"•rnhlée. Dans la discussion dr l'adrr"'~, rûdigèr par larommissionan•ctinrplatitudr PXrmplaire, Thiers ,·inl sonner le glas du rléfi,.it. li apporta la protrstation des intérêts C'onlre la politiqu<' financière du go1n·ernrmrnl ; rrux de ia boutique aussi bien qur ceux de la finanrr s'alarmait'lnl d'unt'I ~ituation qui conduisait aux •·alastrophes publiques par des malaises partiruliers. Les capitalistes onl épuisé -et surmené l'Etat el son crédit, ils se tournrnt maintenant conlr(' lui. Enff•rmé dans sa forteresse de fonctionnaires, il s'e~Lfié aux rcerUes croissantes du buclirrt, ,,t au lieu d'en profiler pour an1'JJ'lir la dette, il l'a augowntéc. l.r public de l'épargne s'csl jelé sur les ,·alcurs de l'Etat, qu'il sait de tout repos, cl a cl<'claigné relies des entreprises prh·~cs. El voici '!Ur les actions des chemins de fer sont to~1bécs de neuf cents francs à cinq cents. Garnier-Pagès, alors, sème l'alarme dans re publie si ronfianl, lui dénonce l'emprunt de deux cents millions lait par l'Elal aux caisses d'épargnr. si bien que dans un moment dr crise qui amèrwrail les déposants aux guicheh. il ne
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