Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

111:-.T1111\Esuc:1 \LISTE humirJ,,-.. 11·-. rni+·u, -,au.. pain. ~ath l'~poir d'Pn avoir, :;ans fru, ~ans argr-nl pour pay,•r li· loyt>r. prêb u êlr1• jPlé.., it la port{' pour dr là lornbrr dans la pri~on? • l:li,•ntôl ce furent IPs radicuux qui prir(•nl la tête du mouvement. Ils cu rent IPur, banquets dans un grand nombre dP villes, où les • petits réformiste s• de la coalition d"s gau<'i,rs Nuirnl pl'is à purliP par Ledru-Rollin, Etienne Arago, Louis Blanc, tandis qu" Garn,cr-Pagi,s ri Odilon Barrot continuai ent leur campagne. Les socialistes ne prirt•nl pas uru• part directe à l'agitation pour la réforme. La Démorralie paci(UJue, s'expliqua, pour le compte des fouriéristes, par une sériP d'arliclPs sur le, banquets. Pour Considcrant el ses amis, seule la réforme sociale importait. Ils avaient leurs banquets, ,•ux aussi. Pour celui du 25 mars 1846, ils a,·airnl affirmé en ces termes leur raractèrr distinct dans le prosp ectus ile convocation : • Ce banquet est une occasion de rapprochement pour les partisans ch aque jour plus nombreux Ms Réformes sociales pacifiques, pour tous ceux qui sympathisent avrc les travaux el les efforts dont le bien de l'humanité est l'objet. • El pour bien accentuer leur /oloignemcnl de toute action pol itique, ils ajoutaient : • Toutes le. opinions y sont admiS<'s; mais nos toasts , arrêtés d'avance, ne s'écartent pas de ce caractère de neutralité qui accompagne toujours la science. • Cependant, ConsiMrant, Je chef de la doctrine, fut candidat à Montargis aux élections générales de celle année-là, cl 102 voix libfrales se çompt èrenl sur son nom. ~lais il s'était présenté en son nom propre cl, comme professan t personnellement des opinions libérales, cl non en qualité de représentant d u fouriérisme. Il n'empêche que s'il avait été élu, ses partisans eussent enregis tré celle ,·icloire à l'actif de la doctrine, comme ils avaient fait lorsqu'il lui nommé conseiller général de la S<>inc. Quant aux communistes groupés autour de Cabet, leur journal le Populaiu, de mensuel qu'il était depuis sa fondation, en 1841, devenait hebdoma daire en avril 1847. A la veille même dt· celte agitation qui allait aboutir à une révolution, Cal>rl y disait:• Nous sommes profondément convaincus que ceux qui pousseraien t à la Révolution aujourd'hui allrrrraienl sur leur tête une responsabilité te rrible .... L'école communiste el son organe le Populaire se donnent une autre mission, celle d'instruire cl de moraliser, de former l'opinion publique, cl de réforme r par la raison plutôt c1uede révolutionner par la violence.• El le mois suivant il proposait la fondation d'une colonie communiste en Amérique. D'ailleurs, communistes pacifiques ou révolutionnaires étaient tenus à l'écart de celle campagne des banquets par leur situation de prolétaires, puis que seuls y prenaient part l(•Sélecteurs censitaires. Il est vrai que, dans les leurs , les radi• raux appelaient les citoyens de la veille el ceux du lendemain, ceux qu i l'étaient selon Ir droit commo ceux qui l'étaient scion la loi. Mais aaul dea indiv idualités •

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==