Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IJJSTlllHE SI /(;I \I.JSTI,: fromage aval'i{·.mon iul('r!ocutrice (•ul la honl{• dP m'rxpliqul'r' com11u• quoi îl y avait gros à gagner pou,· l'épiciC'rau détail : « Ce fromagr avarié, disail•cllc, on • va nous le donner à soixante, ,oixante-dix eentimes le kilogramme, cL nous le • 1-cYendrons deux francs. - CornmPnl (-Pla ? - Eh ! -.ans doulP, rn df'lail, au • peuple ... • Toussenel ajoulr : ~ Et pPnorr qu,l parmi tot.Jti 1·t•:-, savanb <1uidisrnl aim,•r Je peuple, il ne s'en soiL pas trou,·(' un seul pour ,c poser en vengeur de la ,·raie science et en défenseur du peuple, tant est 1-edoulable la puissan,·e de, empoisonneurs patentés! ~I. Arago, )1. Gay-Lussar, ~I. Oumas, )1. Laur,•nt, com,ncnt ,c fait-il que cclLe gloire ne vous aiL pas tcot,', ? :'le savcz-,·ow, pas que génie oblige? • Gay-Lussac, nous l'avons vu, avait l<'nt~ un faible effort pour assurer l'hygiène du· lraYail industrid, mais il .;.(,tait rendormi aus~ilôl dan-.,son fauteuil de la Cliambre des paù,s. Constatons qu'aujourd'hui les savants romprcnnflnl mJtlux lt'tH', de,·oirs. EL h( les lois éLaicnt à la mesure de leurs a,·ertissi'ment~ l'i de leurs p1'<>S('J'iptionJsa, santé publique, l'hygiène des trarnillcu,-,, 1'<'CC\'l'aienlde sérieus,,s et crficaecs proLections. :\lais nous sommes en J8~ï. et à cc momrn1 Je dogme de Ja liberté du commerce et de l'industr·ie est <•ncorr intangible. C'est de ce dogme que GayLussac s'est inspiré en 18'>0 pour 1-e1x1u,,,,,.la loi lirniLant l'exploitation du travail dans les manufaclu1'1)s. C'~~l ce dogme que les jOuJ'naux ,,·,·iPux pl'Opagmt. Le, frouomisli's d,·s Débats le promulguenL ex tathedra, Pt ,an, distinction d'opinion J,, Siicle ,•t l'Epoq11e, Je CQ/1slitutionne/ 1•tla Prrsse, l" r(>pHenl à IPur, abonni,. Eu:i:-rnem,'s la pratiquent, cette liberté commer<·ial,•, trafiqmoJL de l'annou<·•·••Ld<'l'article de lond, wndauL leur publicité aux rntrepri.,.,, j,,, plu, efîron t,'t•s ,u,· l<'sbas de laine ,Ir l'épargne. J./ Epoque cl la Presse, uo monwoL aus.ï miuislé1>ie!Jesl'une que J'autre,sc /ont une guerre au coutRau (lL "'l~ ,.,,procbent leurs pi,.atPriei, respectives. :'\ous sommes au moowut où Robe1·L~la,·airc et son aioi Bertrand sonL des hé1·0ssymboJjques. Du théâtre, ils out passé da.ns la ca,·i,·at ure, où Daumiel' Jps montre excrçanL leur canaillerie orga1üc1uedarn; la politique, la fina11..:.e,Jap,-css,•, partout où il y a quelque chose à gagner sur la solli,,e eL la er(lduJit.<ldu public. JI est encore plus \'l'UÎscmblable c1ue,·ra.i, ce géra.oi d'un jou,'08.l bieu posé à qui on vienL demander de se prononcer pout· les r.oloows dans la <1ucstiondes sucres et qui répO•>d: • Désespéré, monsieur, de ne 1,ou,·oir ,·ous êt,-e agréable; mais nous avons vendu hier notre question des sucres. Un journaljst.e honnête n'a que sa parole!• Le 10 mai, un débat, vit.e écou,1.é, ava.iLsu1'gi à la Chambre. Un déput.é naïl s'ét.aiLélevé cont,-e le trafic que ses collègues faisaient de leur influenee. Nulle compagnie de chemins de Ler ou de mines, nulle eotrep,•ii;e aussi loinLaine que chimérique, nulle escroquerie décemmeuL organisée en actions qui n'eû.Lsur son proapectWI d'émission les nomade deux ou trois pai,'6 et déput.és. l..cgêlleur pa.rla dans le vide eL la Chambre se N'.OOialux affaire.;.

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