Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IIJSTOIRE SOCIALISTE 533 L'Italie opprimée tournait les yeux vers lui, clans un immense espoir. Lorsqu'il eut donné aux Romains une garde nationale, l'enthousiasme ne connut plus de bornes, et les princes absolus d'Italie durent songer it faire des concessions au sentiment public. On conçoit les alarmes de ~lctternich, qui n'ignorait pas d'ailleurs la faiblesse LE JOlil\SALISTK ~lt:,,;JSTl~IUl::'.l, • Rich~. gras, truffé, sans âme et sans honneur. ce reptile malfaisant est la honte du journalisme Il se nourrit des fonds secrets, des jeux, enfin des immondices du budget; on le trouve au (1 Moniteur • et dans tous les autres cloaques du ministère. • · (D'après un document de la Bibliothèque Nationale.) et la versatilité du nouveau pap<',mais craignait qu'il fût entrainé dans l'irrésis• tible eol!rant du libéralisme et du patriotisme italien. • Le pape qui libéralise, écrivait-il alors, évoque des monstres qu'il ne sera pas le maitre de terrasser ... Le plus grand malheur qui ait pu être ré~ervé au corps social, c'est de YOirles partis du désordre matériel et moral mar,iher au cri de Viva Pio 11onoetsous les couleurs du chef de la catholicité. • Le pape libéralisait, mais il n'avait pa• encore désavoué l'encyclique de 1832 contre les libertés modernes, et il n'allait LIV. 641. - Ul8TOIRE SOCIALISTE. - LE R~:ClNE DE LOUIS•PIHLIVPE. Llv. 641

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