Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IIISTOrnE SttCL\LISTE n'eus.'l.C'nl au<'11fü• Pxbtcnc(• lf•gali.!. U:· volPur se Vl'ngca en 1>uhliant. un livre où élaienl M,·,,il1·, 1,,, myslèr't'>, de la complabilil<' de l'ordre, par quels moyens il s't•nric:hi~-.ai1.('l quellr Nait son ol'gani,ation inh•ri, 1urc. Proudhon ('l'Oil avoir apt•rçuqu'ù Lyon tout ou moin..., à 11w~urt• qur le pouvoir tournait à la religiosité, le peuple abandonnait le calholirisnw, l'incroyance de la hou~1'oi,ie lihfrale gagnant le peuple:• 11P<i,te d1•jùune multitude de mfoages qui ont rompu Ioule, relations avec l'Egli><'.éerit-il en août 18'.'o; on ne bapti,e plu, l1•senfants; on ne marie plus eccl,',ia.stiqucment, plus de premières communions, plus d'enlcrremenls; des hom111C"sde lettres, des méderim,, de bons bourgC'ois&uivent ec rourant. • Le philo,ophc 1~',·olutionnaire a généralisé, cela est évident, le mou,·emenl qu'il a aperçu dans le milieu où il vivait. li n'en demeure pas moins certain qu'alors que la bourgeoisie distinguait entre le cltlricalisme cl la religion, rejetant celui-là el gardant celle-ci, les travailleurs qui se pa,sionnaieol pour la lulle contre le jésuitisme rejelaicnl à la fois l'uo et l'autl'('. Mais ceux-là n'étaient pas la majorité, el beaucoup même faisaient comme le, bourgeois. sr faisaient dans le catholicisme une r<'ligion dont ils prenaient el donl ils laissaient, suspectaient et combalt.aienl le prêtre, mai, le supportaient au~ momonls déci,ifo de la ,·ie, par habitude autant que par un reste de foi. L'audace des jésuites Hait telle, et tel le haro public sur eux, qu'en mars 1sr,:;, Cousin, à la Chambre des pair,,, demandait au gou,·ernemenl 'il allait enfin se décider à exécuter les lois, Martin (du 'ord) s'était dérobé à celle question directe, que Thiers reprit à la Chambr\', où, le 2 mai, il interpella le gouvernement sur la question que nul ne pou,·ail plus cluder. Les rlfricaux eux-mêmes, sûrs de leur force, recherchaient la bataille; ils y eussent poussé le gouvernement par quelque éclat s'il ne l'avait pas acceptée. lis donnèrent de toutes leurs forces: Carné cria à la persécution et proclama la • faiblesse • de l'Eglise en face do ses pcrst'<'uleurs. Plus crâne, Berryer avoua la puissance des jésuites, fil de leur existence do fait la base do leur droit, se réclama de la liberté. Toucher au.x j~- suiles, c'était attenter à la liberlé de l'Eglise, telle lut la thèse des orateurs catholiques. · Dupin et Thiers s'altachèrent à Mmontrer que la religion était une chO!,C, el le Jésuitisme ou le cléricalisme une autre. Le ministre des culles cul une altitude embarrassl-o qui ne satisfit ni les uns ni les autres, et il dut laisser adopwr l'ordre du jour dt<posépar Thiers, l'invitant tn tes termes à supprimer la société fameuse : • La Chambre, se l'<'posantsur le gouwrm•ment du soin de taire ~x,•- culer les lois de l'Etat, passe ù l'ordre du jour. • Comment Louis-Philippe, qui disait bien haut sa résolution dene pas .rii,quer sa couronne pour les jésuites,• allail-il se tirer de là? On ne pou,·ait plus, comme au temps où l'Eglise èla<t gallicane, nationale, séculière, frapper leè jésuite. lllWS la trouver en lace de soi, sans l'alleindn• clic-même. Le comte Ro•si rut chargé de négocier avec le pape un semblant Jle IIOWIÙ&-

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