Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IIIS 1011\E SOCIALI~ 11:. 1uur le duc de Xcmours, 1ellré en 1813, dc,ant l'oppostllon pr,•i,quc una111111c mamfestée par le, bureaux et la comrnis,1011 de l'adresse Cette dotallon ••· mot1,a1l par la qualité de régent é,e11tuel donnée au Jeune pnncc par te, Lhaml,rc~ ; mai!', ccllc ..-.ci c~timaicnt qu'il ... cra1t lt1111.,.. <ll· llll allnlJu1·1· unl' part <lu budget lor~qu'1l ~crail mi-, li m~rnc tl'1•\1'1T1·1 --a io1u:tio11. Chaque Cois que Louis l'luhppe demandait de l'argent pour les sien,, on éla1l sûr ùc ,oir parattrc une lie cl's brochure::, ~1guc1..:. l 1mon, où t on11l'lt111 cxcella1l à reprocher :iu roi son a\ld1té cl à rappeler (J la bourgeo1S1c 'I"'' l.t monarchie eon~lltutiornwllc 11c Ùt'\ ail pa.:-; coùlrr au::.~1 d1rr qlH' l'anc1e111H· cour. Ces brochures a,aienl le ,ucch le plus , 1f. Qucl4ue,; un,·s allaient Jusqu'à la quars11tu:11H' (•dition. c\'-,ht dire Ju--qu·a qu,nant1• 1111llt· 4•\P1nplai1\•S, rar, dit Eugt1u.• (k \lin•c·ou1t, t< l'aut,•ur 11'aja,nai-.. co11~~·11ati t·•· qu·o11 lil'~ll plus de mille excmpla1rns à la foi.., de ~es ù1,rr:-. ou,ragt·, ». Chacunr d1• c.·,,.., ,·dit1n11-., dt• la --•ul1•. 111n1,;11t(·111..• 1em:i111,•1.•. a111t11u·nki' <lt• constdt'rallons nou,dlrs fournir-. par l',iu jour k jour de la politu111t'. L'or menin trou,ail, à cc::i retouches et a ces aùùitions, le plaisir le plus \if. li les annonc;atl aux Jounw.ux, leur en communiqu:ut des cxtraib, cc qui était « un cxccllcnl mode de pul,lir1k ,,. \lai-., aJouh' \ltrl'cuurt, d'autant plti... tro)"al>le ici que, dam; :-e:'-1 liwt.:r:lphi,•.... 11 t·al11111111c ,·0l011lH'r:-l.tl>t_',rau,.rq,u blicarn" cl ~ocialistc~, te une ju-.ltct' ù n.""1ulrè à \1. Cor111c11in c'est qu1• la ,ente dt• "'<',;, pamphlt•I-.. rut cmplo)él' par lui t•n (l"H\ n'c., dt• liil.'nfa1,a11ct• >>. Tout en proclamant (( l'fo, idr11lf' jur.ti1·1' » de, d1•111:t11d1•-. n~p~t~cs de I.oui" Philippt• <-nr:neur dl' ,c-.. rnfant-.. t•t rn dt•plnra11tla ◄< sntti-c méchautr des obJcctwu, qui ~ étaient fait,•, "• \I. lhurrau !Jangin u•111·od11à• son héros d,• ne pas s'èlre rendu compte « du p~ril do cc, <1uc,huns d'argent, surtout pou, une monarchie dont l'or1grne r,!\olullonnairc a1nil déjà dunmué le prestige Il. On comprend que l'h1,toncn monarchl!>tc ne soit pa, Oallé d'être force d,• montrer aussi fréquemment Louis Philippe « daus la posture d'un solliciteur fcond1111. , L'entourage de Loui,-Pluhppc pous•n1t de toutes ~es forces Guizot ù demander oux Chambres la dotation :\cmours dès la rentrée. S'il l'obtenait, c'était un triomphe pour la famillt• ro,alc ; ,'il échouait, on était débarras-<' d'un ministre dont la durée nu poll\oir lassait les espérances et décourageait les ambitions de ses remplaçants en expcctali1c, cl ils étaient aussi nombrcu, que pressés. Une coalition s'était formée à la cour cl dans les deux Chambres, cl le, premiers coups clen1icnl <'Ire portés contre Guizot dans les premières séances de la session, qui fut ou, crie le 26 décembre. S'il y échappait sur la politique étrnn'!:ère, il n·~ échapperait pas sur la question de la dotation. ~lais Loui, Philippe, dé•approm ant ces manœm rcs. a1ait aplani une partie du terr~in eu ne s'obstinant pas sur la demande de dotation. Il ne restait donc comme rcs

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