1IISTOl llli SOCL\LIS n: prêt eL j'en suis enchanté. Je-vous r1;pontls que Jr aurai Lirnlôt un JJPlil noyau de troup('S aYcc lcsr{lH:llcs j(• ferai du tapag,• ,1. :;ol<làl <lu drapr w tri, •lnr,'. D'Orlt'an3, toi qui J'.1-, 1nrt,· ... Yoilà rr qul•. moins dt\ vin~l an~ aprl•:;, on dP\<11l f,tirl' dianli•r au P''ll[>IP ign11ran(. Louis-Philippe a,·oJ.il ,·•té un émigré tant q1111 Ilot la t.'ll Fran1·1• 11• drapP<Hl tricolore. Et quand, drapl' dans :,,;(":j pli~. il t'~calnda Il• pou,·oir. il ,1• lit par·do11n1'r l'audacf' gmndP cl T'C'nlra 1'n grâce auprl's de:-;rnur-s ah~oluli'"lt,•..r,n tra!ii ..-..ant -..1•-. ministtr~ au profll de 1~ politiquP<lc~ll'llcrnich,quidt\\·aibP jow•rd·• lui d 11tili..,1·r ses eonfidrn<·es pour animer L\nc-lrlerrP ('onlrP t., Fran,·('. li Ill' ,•ps-;a durw pa, <l'êtrC'un ,•migrt•:il fl1t un t'migré de l,inlcri("ur. L'ac('ord c~l unanime sur les vt\1•tus fruniliale:) d(' Loui:;-Philippt>. l>i~orh c,•- pendanl qu'il les pratiqua dr, manière à justifit\r IP:; bouladt• .., dP Four;rr ('11ntr1• la fom.illL\: t( Le labourt 1ur qui dèplate le:; bornP::; du YOÎ':iind, it-il. Jp lll<H'<·handqui vend df' fau:;sc:-.quali~é~, Ir procureur qui dupe ses c:Ii,•nb soul ('11 plPin l'L'po~ dP de ron~<·irnrr quand il--ont dit : « 11 faut qm• jP nourris,;r ma f,•111,w\ rt mr ...en- « fant, ,,. Le roi a,·ait l'orgueil d~ limiter s1':-a; ffodio1i-; au ct•rcJ,,étro:t d1\ s·t famille. « Je n'ai pas d'amis, dü,ait-il un jour à Odilon Barrot, et jP n't'n \·Pux pa-. avo!I·. » C\•tniL un principe Jr droit publi1· sous la 1nonarchir qur IP prirH"t' üpp1•léau trône rt>unilse:-ibiPn:spc~onnel:s au <lon1ainedr la courJnnc. Louis-PhilippP rdusa C("l enjeu à la ré,·olulion qui k mellail au pou,·oir, car il prén,yail la ré,·olutî♦ 1n qui i'cn écurl(•rait. Il tlunna puhliquemrnl trlk 1narque J.c d •flanc,\au pcuplt• qui lui orrrail une couronne, cl par un acte du i août 1830, c\\sl-à-dirc ile l'avant-,·eillc de sa proclamation, il fil donation à ses ~nfanls mineur:; dP se') biens pal'liculipr::;. Dupin ainé, qui fut, on le sait, l'homme d"affairc~, l'intrndanl privt~ de la mai:;on d'OrU•ans, dégage sa I'C'~pon~abililé, dans ses .1/ùnoires, cl dl'darc que Louis-Philippe ne l'a pas consulté dans un acte aussi imp!ll'tanl. Cela parait bien extraordinaire. S'il a,·ail êtè mis au courant, il aurait, affirmc-t-il. conseillé la réunion des biens d'Orléans au domaine, «comme marquant de la JliH'tdu prince plus de confiance cl d'abandon. ·• Et ces biens que le nouveau roi soustrayait à la nation n'étaient pas peu de cùose. Depuis !St:,, il s'était attaché à les réaliser; à les préseryer, à les consolider. Pour cela, il n'a,·ait accepté la succession de son père, Philippe-Egalité, que sous bénéfice d'inventaire. Passé maitre en chicane, aidé du chicanier professionnel qu~ fut Dupin ainé, il opposa la prescription à certains créanciers et, nous dit .\I. Dehidour, « a,·ec d'autres plaida longuement, parvint.à racheter beaucoup de titres au rabais, poursuivit d'autre part âprement son dû et, après la mo,·t de sa inèrt• (1821) dont les biens lui revinrent pom· les deux tiers, par,·int à reconstituer un capital qu'on pouvait é\-aluer, comme la fortune de son père en 1789, il plus d• 200 millions de francs. •
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==