4ï0 HISTOI.RE SOCIALISTE réu-.,-..itde cette manièrt! qu'à en faire une « Somme » désordonnée, obscure, qui n·a,ança point d'un pas la question. liais il étudiait l'économie politique. Ln jeune .\llcmand, Karl Grün, qui ,cnail d'écrire un oU\rage remarquable sur le moU\cmcnl social en France el en Belgique, ,se lia avec lui sur ces cntrefaih•s, Karl ~larx également. Tous deux entreprirent de lui enseigner la dialectique de Ilegcl. On , erra plus loin que le terrible professeurf c'esl Marx que nous ,oulons dire, ne ful pas conlenl de son élè,e en philosophie allemanùe, el le lui montra un peu rudement. ~lais si les critiques el les théories de Proudhon faisaient leur trouée dans les milieux où l'on s'intéressait aux éludes sociales, rien n'en pan·enail encore aux masses populaires, ni mèmc aux ouvriers qui vouaient leur activité à l'amélioration du sorl de leur classe. Plus heureux, Louis Blanc, dès 1810, était par,·cnu jusqu'à ceux-ci avec son pclil livre sur l'Organisation du /rarni/, bourré d'éloquenœ, do faits el de chiffres, cl qui fondait la transformation sociale à opérer, sur l'achhcmenl de la Ré\'Olulion française el les rrincipes de Jean-Jacques Rousseau, sur la souveraineté absolue du peuple représenté par !'Etal tout-puissant dans le double domaine de la pensée el de l'action. CHAPITRE V LA FLORAISON SOCIALISTE Loui~ Olanc rt IOr9anUotion du lravail. - La critique sociale de Louis Blanc et les solutlons qu·11 propoj::e. - Pecqueur, socialiste ~conomiste. - Haule va1eur de son d1•lrrmmi-mr t•conom1q11e.- François \ utJ:11 f't ~ec. conclu'-îOnscollect1vi~te<...- Colm" et la socialisation du sol. - Pierre Leroux, philosophe el moraliste. - Il inspire les romans ~OcH,1i,1es de Georg~ Sand. - nora Tr,..,t:in tenle un premier es~o.1 d'organisation internationale des travailJeurs. - Robert Owen el Je socialisme anglais. - I .Ps trades union!'. el 13 chartio.me. - ti111llaume \\ e1tling propage Je communisme en Allcm,gne. · Lorqu'il publia l'Orgnnisa/ion du Irai-ail, Louis Blanc était déjà connu daps le parti démocratique. Nous savons qu'il aYait formé sa pensée à l'école de Buonarolli, pour lequel il professait un ,éritable culte. Nous l'avons vu collaborer au Bon Sens, puis à la Rerne républicain,, travailler efficacement à l'union des républicains et de la gauche dJ nastique conlre le ministère Molé dans les élections de 1837, fonder en 1839 la Herne du Progrls, prendre part à la réorganisation du Journal du Peuple, se mêler enfin à l'activité démocratique el y gagner insensiblement le premier rang. Louis Blanc avait été formé à la rude école de la mis6re el du travail, ayant préféré le devoir à la hautaine pitié de parents riches. Sa petite taille,
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