Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

111:,IQII\E ~üCI\LISJE 4f,9 lier, qui lui rcprochaicnl « do ne condurc à aucuu chang~rncnl d1.•la condition Je ... lra\.1ilkur, >,. Lli,· 11·c.·1Hpa...1'lé ,agut.• .. j k~ :-.1.wiali--lc:-.. au liru de <all::1chcr Jll'l'~quc exclu~i,cmc11t à con~lruire en CSJJrit cl à réalisez· en fait un umvcrs 110mt.•au, a\'::11c11lporté ùa,·antagc h.•urs ~oin"" à C:\Îgt~r u111• Iôgislaliou prolt'd11n• du lnl\;11I. dt· la ,ault_;_ du -.a)ai1c d1·... tr._1,nilll'U.. l'i, d".iutrc part, :l\ai1•11l pu 11•.. org;tllÎ .. tT corporali,t•111cnt pou1 lrur 1•tl11c.1{Îon -..ocialc mull1t·lk. \lai..; l1• n'lh poliliquc pc:-,ail de tout ... 011 poid.., !'-Ur k•, prold:tin:.:,, le~ mai11tc11ait dan!-, l'étal dl• dispcr ...ion frn vnil,k ù l'cxploilation <le leur tra,atl. Prou<lhon, à !-!On <lin:·,était rt'.'gardépar les cmnmunî..,lt.''- (< comme une espèce parîiculiè1·0 d'ari... tocralie » cl il::; le jugcaic11l « dCjù lrop '-:1\ ant JHHJt' eu, n. l'ui-..quc '-a diplnm.ili1• u·a pas réu:-,~i à grouper· )t•.., ~01·ial1·1t~s en f,11•,. ceau umque. i1 ,a ..,'attacher à ruiner leur:) doctrincs<li,er~c--. et il :-. 0 ) cmploi('ra a,·cc toute sa ùolcucc, a,iséc cl éloquente à la foi,, de solitaire l,0111111 qui ne doit de ménagcmculs à rien ni à personne. Il fut cq,enùant u111<'111psoù, parlant de, « dialriucs de Lamc1111,1i,cl eompagnie 11, il écrivait a,cc tristesse il son am, Dergmann : • On ne comprc,,d plus en France que l'imccli,e, la personnalité, l'injure; on ,;'nhreurc de ,·alu11111ics,de fiel cl de -ali,c : cc sont les fo1Jncs de la pensée ,,. Pui-.quc c·e~l ai11... i quïl fout parl<'r pour ...e foire compr.:-11drc, Proudhon se mcllra au tliapason, cl l'èlè,cra mème de quelque, ton,. Toul en crcaul, comme il dit, « une méthode d'ill\csligalion pour les prohlèmc, sociaux cl psychologiques comme les gèo111i'l1csen crceul pour les proul~llle, de mathématiques », il frappera de rudcj coups à droite cl à gauche, ne respectant pas plus les préjugés ré\Olulionnnircs que les préjugés conserrnteurs . .\ un ami qui lui 1cprochc ses , ioleuccs, il arnuc qu'elles sont un pro cérll•. Ea l,on rr,uu- ,·0111tni!-, a,1 ....•. il utili!-,.• c::.onkmp••ramcnt c·<..11nballf 1 au lieu d,· ...·~ li,rC'r ,nPuglé111c11l. (< Je --ai-., dit-il à cet ami, qu'u11 rue :-cprncl1c de faire trop le liourreau des cranes dans ma polémique ; mais, a,·cc un peu de 1éflc1.ion, on \'errait que cc 11'esl là qu'une tactique, une manière comme une autre de faire \'aloir mes 1·aisons. » Oubliant <1u'ila ùit le contraire un an auparn,·ant, il ajoute : « Et puis, il y a lanl de moll<••se. de lâchclé, de papillotage clans les critiques d'il présent, qu'il 1."'~lnéce..;-,airc d'a,·oir un cuisinirr qui 1nctte un pC'l1de \inaigre el de ciiron dan... --t•-.. -..am·,,.... » \ou-.. nllmh ,011 tp1'il ) t.'11 n mi~ lu•auroMp. fl'o,llcurs, fort de sa con,iction cl de son lalcnl, il s'écrie : « Qu'on rne fasse comme je fais aux aulres, je ne demande pas mieux ; pour lous mes coups de lance, je n'ai pas encore reçu une égralii.murc. Cela me co11lronc. » En alh•nclanl que la massue de Marx vienne répondre à ses coups de lance cl le jeter pour qunrnnle ans dans un injuste oubli, ,oions-le s'escrimer contre les phalanstériens. \'iaant à la l~le, il propose une polémi11uc à Considérant. • Serait-il dis

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==