HISTOI:RE SOCIALISlJE Louis-Philippe et de sa famille, au château d'Eu. Lord Aberdeen l'accompaŒllait, el il eut pendant son séjour de fréquentes entrevues avec Guizot., mais il no sortit do ces entretiens que do bonnes paroles. Au commencement de l"nnnéc, Lors de la discussion do l'adresse, la Chambre a,ait une fois de plus 111onifcstésa répugnance pour le droit de visite en y inscrivant celle phrase : « \:ous appelons do tous nos 1œux le moment où notre commerce sera replacé -ous la surrnilla11cc c,clusi,c de noll·c pavillon. » Lord Aberdeen quitta le , hùlcau d'Eu sans a1oi1· pu décider le roi ni le ministre à lui donner aulrc .-110,cque de rn11ues promesses. Il en était d'autant plus contrarié qu'il a, ait l'Ompté sur un succès diplomatique de cc côté pour ramener l'opinion anglaise, •1ui lui tenait rigueur des dirficultés de toute nature auxquelles il a,aiL à faire foce dans le moment. L'agilalion libro-échangisto pour l'abolition Jes drnits prnlcclcurs sur les grains, l'agitation chartiste pour la conquête du suffrage universel cl la représenlalion proportionneUe, l'agitation irlandaiso pour la suppression de la dime au clergé anglican el la fixité Ju taux des fermages, de graves échecs militaires en Afghanistan auxquels les menées russes n'arnient pns peu contribué, louLcela l'avait mis en maurnise po,lure. Cne entente a, ec la France, qui alors prenait possession de Nossi-Bé et de ~layolle, créoit sur la côle opposée de l'Afrique les élablissoments du Gabon, d'Assinie, du Grand-Bassam, faisait aooepler par la reine Pomaré son prolectoraL sur TaïLi el s'emparait dos lies Marquises, un accord avec la nation qui élondail ainsi sa puissance coloniole eùL Oallé en même temps que rassuré l'.\nglele1•re, bien résolue à limiter notre pari dans l'empire du monde d'outre-mer. Lord Aberdeen de,ail pourtant rendre celle justice à Guizot el au roi qu'ils a, aient agi de leur mieux pour rnincre les ré1>ugnances de la Chambre ~l de I"opinion dans l'affaire du traité du droit do 1isiLc. Il n'en Ot rien, s'en "lin de mauvaise humeur ol, l'occasion aidant., il ne se gêna pas pour lomani[csler. Lo d,~cours du troue lu au commoncemenL de l'année 1811 n'en mentionna pas moins l'enlenlo cordiale qui existait enll·c les gouvernements de la France ••l de l'Anglelorro. ~lais, dans la discussion de l'adresse, Billaull s'écria que I"enlenle .:ordialo n'oxislail nulle parl. 'fous , errons dans un chapitre prochain que Billaull n'exagérait rien el que tous les points de contocLde là Franceet de l'Angloterre étaient dos points de connit.
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