IIISTOIRE SOCIALISTE -'IJO maréchal Soult, qui ro11gc,1it \isiblcmcnt son frcrn et qu'on ne désespérait pas cJe \Oir s'emballer. le projet de loi sur les forliûcalions fui volé à u11• a::;~e, gn:mJc m:.ijonlè .. \u\ lJa11-., ~Iule, aidé d-~ P:1... qu1cr, tcriln de lcu-.-.n l'opérnllon manquée il la Cha,nbrc, mais la loi ful également I otèc après 1111 très ,·if débat. El il fallut bien, à la Chambre, rc1cnir ;, la réforme patlc111cnta1rc, 1\ la proposition Hcmilly sur les incoinpatihilttê~, f!J◄Jt1n1c,: sculcuu..•nt. rnni~ no11 enterrt!c, Jans la prècédt:nle sc:;sion. Le !-ica11dalc <li.!::i <lcputcs t'\t•n;anl <les fonctions publiques tlait au comble. Leur nombre élail allé cnH,sant. 011 en complait 130 en 1828, 130 en 1832, 150 en 1839. En 18\2, ils allaient Nrc !6ï, 1H11,185 e,1 l!>Hl cl dépasser le chillrc de :.!00 en JS'iï. (/11 pouHut donc, dl·ja en lô't l, dire qut• le"-loi!) étaient ,·otécs par une majoritc compo~~c en majorité de fonctionnaire,, puisque le, fortificallons de l'Jri,; le furent par 237 rnix. La Charte de 1630 et la loi du 14 septembre de la mèmc a11néc a,aicnl bien soumis à la réélection les députés pourvus d"unc fonction pul>liquc au couN de leur mandat, la loi de 1831 :n ail bien établi quelques mcompatibilités entre certaines fonctious el le mandat légi,lnlif, mai,; c"était lù, on le ,·oil p:.trles chiffr.:-!-1que nuu:--. du11non::,, u11c Lieu faihlc Uarnl·rc. ~i ces rc~ trictio11s n'a,·aicnl pas e\Î.;lè, il n') t•ùl pa... eu 1111 député fouctionnairc de moin .... Il semble que la situation sociale des élig,l>lcs, pour lesquels le cens était rclati,cmcnt élc1é, dtlt préserver les députés de la corruption. ~lais ce ,ernit h1rn mal connaitre la nature humaine que Je le crvirc, cl ignorer que lout pou1oir Condé sur la richesse est par lit même cxclu,iC de lout élérn tion morale. « Elc1Cl le cens, ùisait forl justement l'orléaniste Dmcrgicr de llauranne, cl il la séduction des bouteilles succédera celle des places. li ne faut pas croire qu"au dessus ùe mille franc, de re\'Cnu on soit moins disposé à se 1cndre qu'nu dessous : seulement, en se rend pour autre chose. » \iui,ot fut moins que 1 hi ers gl:né :nn: <'nlournurcs, ayant avec lui une majorité 11ui ne .s'était pas. comme celle de son préù~cesseur, prononcée contre cr honteux S) slème. Il put donc combattre la reprise du projet de Hcmilly et le faire repousser, malgré les efforts de Garnier-Pagès et de \Jau guin, <JUJ avaient prés~nté cc projet sous une autre Corme et en arnienl dcmanùé la pri,e en consirlération. !.'opposition élail battue une fois de plus. sur ce terrain. \lais ses coups avaient porté dans l'opinion. La serlilité des Chambres, rlont l'une était nommée par le roi cl dont l'autre s'emplissait de fonctionnaires, détacha cl"elles peu il peu le pays, leur attira son mcpn, pro(oncl, attesté par la facilité a\'Cc laquelle il de, ail accueillir une rérnlulion qui les fit ,lisparaltrc l'une et l'autre. D'un autre côté, la tnrnquillité du ministère ful a,suréc. La Porte a,ail fini par uder aux désirs des puissances et, ~léhémel-,\li étant àésormais
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