388 HISTOIRE SOCIALISTE qu'elle mettait clic rnilmc la ,nain sur les parties qui se clélachaicnl en Europe : Ja Serhi,•. et k, pnH incc- de \lolda, ie et \ alachie. Oc son côlé, r \ngleterrc ,cnail d"acquérir .\den et de passer a,ec le sultan une co11\<'11tionpar laquelle il s"inlcrclisail l'exercice clc loul inonopole commercial da11s toult:'"'.i Ir, parlÎt''-1,le i-.on cmpin•. c'c..,l :'I dire même en Syrie cl en Eg)plc. Le ,~,t~mc de la porte ou,erlc ~tait ,na11l:igcu< pour le commerce européen, cl par <·01hé<]ur11t pour la Fra1H.'<\ mais 1.,culcmcnl C'll théorie. En fait, il ne l'élait q111• pour\' \1utlrlrrrc, qui intcr,ti... :1it ainsi ù ~lôhémcl-.\li de pa-.scr mrr 1.-. Frn11t·1• ,lt:--l1;11lt~ .. commf'rriau\'. <1ui N, ......r11la....~uré à notre pays des a, anInge~ :·1 l't.•,rlu..;,iontic r \11zlett.•1..-r. Le gou, crnrmcnt franc;aic;dut adhérer io cc !rail~, qui était de plus une reconnaissance des droits soU1crains du sultan. ('e, ,lroil-. ,1":1illf'l1rs.le , ieu, \léh~mel \li se gardait birn de les contester. Pounu ,,u·i1 cllt la puisancc de fail, lïndépcnclance absolue dans les lerriloires qu'il arnit conquis, la sutcrnineté no111i11aledu -ullan ne le gênait point. JI lcnlail même de per,uader crlui-ci que la Porte a,ait loul inté,·êl il lui laisser la pai~1blt•po-. . t• ... -..io11 dr ,r-. ,•orn1lu:'lt'"-. ,,1 il lui ofl i-ail uu co1u:our-, plus fül~le cl moins inlére,,,é que celm clc la Husic. on ell\oyé à Consta11linople, qui m :Ill 1\lé l'(''.:ll a, rr de grands honneurs, a, :-lit pour nussion de pousser à celte réconciliation de l'Islam, seule capable de le libérer de ses dangereux protecteurs européens. Tandis que l'en\"oyé de ~léhémet-Ali essayait ainsi d'obtenir du sultan ce que les puissances s'obstinaient à refuser à son maitre, les troupes turques se mettaient en marche el en\'ahissaient la Fie. Le fils de \féhémel-Ali marcha aussilôl à leur rencontre. Les deux armées étaient égales en nombre, mais non en valeur. Ibrahim avait pour lui le prestige de ses victoires récentes, qui donnait à ses soldats une confiance illimitée. Il battit l'armée turque à Nezib, le 24 juin, et se mil au•sil0l en marche ,·ers les défilés du Taurus. Là, il lut arr/lié par les représentations du gouvernement français. L'empêcher de poursuivre plus avant, c'était promettre à Méhémet-Ali la possession paisible de cc qu'il a,ait déjà. La France pou\'ail-elle faire celle promesse, el surtout la tenir? Oui, si elle rOI été pleinement d'accord avec l'.\nglelerre. Or, le moment de l'accord ~lait passé. En 1833, sous l'impression du trait~ rl'Unkiar-Skelessy, l'Angleterre avait proposé à la France de briser ce traité à coups de canon, d'en libérer la Turquie en poussant les no11esalliées jusque dans la mer Noire. La France, alors, n'avait pas voulu s'engager dans une guerre avec ln Russie. L'Angleterre, à présent, allait-elle aider la France à consolider la puissance de Méhémet-Ali, se fermer ainsi la route des Indes ? \1cllernich e0l élé un enfant s'il n'avait pas profilé de la situation pour accro!lre les embarras de la France et attiser la mésintelligence deadeux grandes nations libérales. Il proposa donc la ,..union d'une conltlrence• laquelle·
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