IIISHIIHE SOCJ.\l.lSTE rl t·onlrnt de lui. \·ous l'aur-iPz fo.il pâlir si, prenant votre Dit>u dt'shonorl't le bâton à la main t•l I<' chapt.'au ...ur la lêlt-, vous l'l.'u~:,in: porlë dan-; ([lwlquc hutte faite an•c de::, branc:hcs dt" sapin, jurant dt• ne pa:::,l',,,pos<•r um' ~N·onde fois aux insullrs des temples do l'Elut. • \laif; ce n'était pas dans dPs hullt•s foitt•:, de hrarwlrngt•s qut>IPch.'r~,~ t>nll'I.• dail l11un son Oif"u. \u,:si ~lonlakmlH'rl, Ir politiqw• du parti ultrarnontain, s·t•h'•q~-t-ilcontre celle• cons1;t111cnre P,trt'mr. i11j11"l•' t~t dangt>r1•t1..,\' ,. qm 11r \'a ril'n moins en crfrt, qu'à sép111·<·r complèlPnwnl l'E~fi-,, 1 dP l'Elltl. Ill rn att11nd~ml ù montr·,·r l'e, trl•nw inrOn\'l'lliPnl. de leur a... sociatio11 1 puisque l'E~fo,t•, ain ... i. n'P:-.l p~h lilm• de rt'iglt 1 r Ml dis<·iplin<' it son grt'.• .\lai-. le puhli<' nr rai!-.onnait pàs si avanl. La l'(•ligiun est une instilulion d'Etat. 1,,r,-. prêlrrs sont drs Fonrlionnaircs, les églisrs sont dt\":i <~difi(•cs put.li(•-.: clorw. tout citoyen ratholiqw• qui les réclame a droit aux scr\"ir,•s <le la rPligion et df' ..,h mîni-,lr""· Cf' rai~onrwrnent, en somme, n\•Lait pas ~i faux. el il avait guid,' jusque-li, l'ullilude des diwrs pouvoirs vis-à-vis de l'Egliso cl devail, avec des diffnrn<·r:; dt• forme. la r(•glcr jusqu'au moment, enfin venu aujourd'hui, d~ la ~,-paration d(•finitivc. C(• qui surtout agitait la partie érlairér de l'opinion, c'était do voir J'cntpnle ouvrrtr, avouée, Ju gou,·cn1C'mrnt et dC' la puissance cléricale. Tandis qu'urrn(i de la loi de 183', le pouvoir traquait impiloyablem,•nt les assorialions, non seult•- menl politiques, mais rcllcs qui voulaiC'nt sr former pour répandrr l'enseign(•111rnL el l'hygiène parmi les tra,·aillcur,;, d,•s associalio11s religieuses, objcl de toi:lrs les tol,~ranccs,sinon dr toutes l('s faveurs adrninislrativrs. s'organisairnl dans la France entière. JI faul citer en premier lieu la célèbrt:oSociété dl•Saint- \ïneC'nt-dc-Paul. p-..-;1•nlicllcmenl laïque, mais absolument subor,lonnéc it n:glisr, fondée par Oza11a111 en 183.1. Ecoutons-le entonner IC'chant dt• ll'iomplH'. \"ingt ~'°' upr(•:-,.dmis 11u di~eoun, où il afnrme la force dr l'asso<.'iation pour l'augmt'ntrr l'H•·1>r,': "Jr- me rappelle que, dans le prinripl', und(• mes bon, arni-.., a!i11-.1· 111111101111•111 par lrs théorirs saint-si1nonir111w-.,mr disait avC't' un ..,,,ntimPnl d,· 1·um:rn..,.,io11: •- '1ai"i <1u·cispl'l'Pz-,·ous do,w faire~\ ou-.êtr-. huit j1•un1•'.',J.{1•11:-- •l nH1~ a,·,•z la c pnH,•ntion de S('('Ourir les mbèrcs qui pullulent dan-. une ,·illl' c-omme Pari"'! 11 Et quond vous seriez encore tant. eLtunt, vous Il<' ferirz pas gn111dchosr. :\ou-.,, « au c·onlraire, nou~ élaborom; d('~ idéPs 1•lun syst(•mt\ qui réfornwronl lt>moude f'l t•11 arraclwront la misère pour loujoun, . \"ou-. ..,a,·cz. mc:-,,sîrur--. 1 ,'t quoi ont abouti les théories qui causairnL cC'ltC'illu~ion it mon pauvr(' arni. Et nou::;,qu'il prcnnil <'n pitié, o.uHeu de hlliL, à Pari~ Hculemcnt nous sonunPi deux millt•, et 110th visitons cinq mille famille::;, t' 1rst-ù-dirc rrn·iron vingt 111illc individu,, c'e:-;t-ù-c.lirele quart des pauvres que renft. 1rmenl lC':;mut:t de celle immense fil(' . C!•tte société <loSninL-Vincenl-de-Paul rayonnailsur loute la province el av ail d••• st'dions à l'étranger; en 1836 elle était déjà une puissance, gr.î.ce • au ,·on. cours discret do l'Eglise•• nou• dil ~I,. Ochidour. Son objet appar,•nl. ,rapri·s •••
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