Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IIISTOIHE SOCl1\LISTE lrrr, auqu,11collaborent. rntrr aulr('::J\'ictor Considfrant, LC'drnvallipr,Transon, l'r,•qucur, J usl ~luiron, Prllarin, ~lmc \ÏJ?ourcux. ~lais un y fait surtout "" la doctrine, cl on nr se pr,•occupc null!•mcnl de l'aetualit.• .. \ ""i le journal ,·a-t-il rahin-raha, sans aurunc action sur le public. :\'<'ann10ins il aide à la propagundP. Ses lecteur,; éloiJ?n(•s appellent à eux les rPdaetcur,,. Iles 1·onf,•ren,·h sonl Orl.'anis<'•rsmHhodiqu"mcnt. Considérant en fait asce sutrès ù OrJl~ans, )lonlargis, ll011dan1 Brsan~on, )lclz; L<'chc,·allicr à Paris, Bordt 1UU\:, Carn, Hou,1n, ~anlPs. mais avec moins dC' profil pour la cause; Ilcrbrt~~'r pousse jusqu,t"n ,\ngletrrr,•. On ,·isc non la foule, mais la bourg('oisic.A Lyon, les journaux ouvri(1 1'S arcucill('nL lu doctrine dans lt•urs colonnes; l' Rciw de /11 Fabrique y adhè,.,, même, mais r Beho des Traeailleurs .entend conscr\·cr son ind,·prndance. Le Phalanslère ne cesse de préconis<'r l'appliration pratique dl's plans de Fourier. Transon cl Considérant, notamment, s'y alta"hcnt d,• loule, leurs forr,•s. Ils sentent qu'il faut que la doctrine se prou"e· • Je ,·ais, (•rr·it Considéranl à Fourier, cnlrcprcndrC'la conquêll' d'un homme richr qui r~l drjà 0irn pr(,paré rt pourra donner le branle à une compagnie d'actionnaires.• Des offres de concours C'0mmcncrnl à se produirr. mais aurun dC' ('C'ttxqui lrs ront np veut subordoniwr sa pensée cl ses projets it ceux de Fourier. ll'aut..._,, n'ofrrenl que leur personn<', entourée d'une nombreuse famille. Un aut,·,• a \'ingl mille hrclarcs au ~lexique; un pharmaC'icnproposeson• malérit1I d'instruments cl de droguC"s •· Cn des rédacteurs du Phalanslère, naudel-lJulMy, an,it uru• propri<'lé à Condé-sur-\·esJ?rC, près de lloudan, il une quinzaine de lieues de Paris. Il ronse11til il la con~arrcr à l'c-..,;aiprojclé, mais il enlt'ndait n,, J?USadopter tous Je:;plan-, du maJtr<•.. \ussi ne ful-ce pas sous le nom de phalanslère que ful lenh•e l'cntrt•· pri-.cde rénlisation.mais sou~celui dr « colonie sociétaire•· L.1' fonds sorial dcntil êlr<' de 1 200000 francs. Un n'en trou,·a que 318000. On commença néanmoins les travaux. L'établisscmrnl devait se composer d't'nviron :-,ixcent~ prrsonncs, hommC'S, femmes et enfants associés, dil l'acte de so,·iélé, pour • l'exploilalion agricole et manuracturièrod'un terrain. » ~lilis ce terrain de 4 L2 hectares, dit. Yillermt~ qui l'a \'isité, élail • très peu productif el en partie incuit<•. • Conformémenl il l'article 3 do l'acle de sociélé, les travaux d,•rnienl être organisés « par groupes de travailleurs cl par séries de groupes libres, opéranl en séances courlcs cl ,·ariécs •· L'article 6 stipulait que lous les employés cl ouvriers do la colonie devaient être aelionnaircs, mais l'arliclo 27 ajoutait que des ouvriers pouvaient être admis comme simplessalariésjusqu'à ce qu'ils cuss('ntgagn{•la somme nécessaire à l'achat. d'un coupon d'aelion. \ïllcrmé conslale qu'il • ne s'en présenta poinl pour être admis d'une autrr manièrf' ». Le travail élail plus offcrl que le eapilal. • Les personnes qui se préscnlèrent pour travailler dans la colonie étaient des ouvriers désœuvrés et paresseux, ou des jeunes gens sorlis des collèges et des écoles savanlcs; les uns tout à fait-étrangers aux uavaux manuels, les aulrcs ne connaissant poinl ou connaissant mal

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