lllSTOIRE SOCL\LJSTE 2ï0 aux 5 et 6 juin: mais lerrorisl• p..n· le lrndrmaindecrs jout'néC's il n'avait plus reparu aux Droits de l'llomme. C'(•lail un lr1·mhl,•ur, ::-ansauc·un<'YOll>nlé, incapaùlP <l'initiative. Tout autre Hait :tll'l'l',\'· un \·icux hourrrlir,·. républicain fanaliqur, d1;<'0l'é de juillel 1 membre des Droits de l' /Jomme. En un trmps ol1 lt' SOU\'l'ni1· de-Brutus {'Lait frt•qucmmcnl rl•,·('ilh":. lïdt'e clf' l1assa ..:.,;inal politiqur IH' pon,·ait r1'•pl1~n11r aux plus ardrnts .. \lare IJafrai~sr•, <JIIÎ rrcrellail quP 1, parti rt'publil.'ain 1w prêchât, point ouvPrlcrnrnL lt• rt>gieidr, di:...aildfl lui : "LC' pruplt> a ,·u lornbrr c•pll1~ tête hlanchr san~ frèmir ! Le peuple a peut-être applaudi ! c•,~st ainsi quP ((•-; Juifs railli:i'ent le ChrisL sur la croix .. , Loui!:i Blanc, qui est rontrr le rt'~iridc, s1inrli1w 11<,'.-anmoins devant rt'l hom1ne qui pous:-.cIf"dé\·ourmenl ù -.;on parti juo;;.qu'aucrime fJUl'' ses ennemis maudironL cl qu(" S('S amis renieront. i< \ l'au~lél'it(' de -:.aph~·~ionomir, ù son ct•ilpl,•in d'urw flamme sorubre, au calme implarahlc de sa facf' romainr, on dt•\·inail :;on ('(.f'Ul' 1 ), <lit-il. Gardons-nous de ::.l',·é!'il~ :;ur lïm1nnH\ quclh• q11e :,..oitnolrr prnsèP sur l'inutile cruauté dr l'acte. Sttl'hons mêmr nous rapprh•r que :;i nous poun,n~ aujourd"hui condamner hautement Cl'S rnoyC'n!)dr· g-urrrc implarablc, c·csl parce- quC'rrux qui les acr<Hnplircnt furent de reux. qui tra,·aillaiPnl à rrndrc moins dure la route qu~ nous avons ù suivre. Les auli-es accusés étaient un lampi~t(' nomnu• B1)irrau et un rclièur, lJc,:,:.{'bcr. FicsC'hi. ,iorey C'I. Pépin furenl condamnés ù mort rt exéC'ulés. Boireau ful con• dam.né ù Yingt ans de dt'lcnlion et Bcschrr acquitté. ~ina Las:;a,-r•, la 111aîlr►r:,!:l-c cl1\ Fir~l'hi, qui avai/un instant été arrêtée comme cornpliC'e, fut rngag{·r eommr dame dc comptoir par un rafetier qui liL des affaires cl'm·: le touL Pa.-i, des badauds dCfi1a.dans l"éla.blisscrnrnt Or cc ro111mrrçanl. a,·k,t;. TouL allcntal politique est sui,·i d'une rfacLion. C'est la rè.~le immuable des gotwcrncmcnts, c'est le C'alcul tonstant. des ronsrrvaleu1-s de retourner l'armr meurlril'rr contre un parti tout rntiC'r, contre des idt\°'s, des doctrines, dPs libPrtt½ a.cquis~'3. Le ministère n'y manqua point et, le 1 1 noûl, le garde <l<'ssec-aux Pt'l':>il déposait ,ur le bureau de la Chambre trois projets de loi dont le premier abrogeait, en matière de ri·hellion, les formalités de la mise en jugcmcnL eLdonnait au pou- \"Oirjudiciaire le droiL de rormer autanL de cours d'assises qu'il lui scmblcraiL bon. Le second projeLde loi instituait le secreLdu vole des membres du jury, rédui• sait à sept voix la majorilé nécessaire pour prononcer une conùamnalion, et aggra• vait la peine de la déportation. Le troisième, dirigé spéeialemenL contre la presse, réprimaiL les orrcnses contre le roi, créaiL le déliL d'aUaqucs coutre les prineipes du gouvcrnemenL commises par la voie de la presse, rélablissaiL la censure préa· !able pour le théitre eL pour l'imagerie, interdisait de publier la liste des jurés el d'organiser des souscriptions pour les condamnés, cnfü1 tuait. un certain nombre de journam< en élevant le ehirlrc du cautionnement. Royer-Collard essaie en ,·ain d'arrèt.er cc flot débordant de réaction ruricusement joyewic de pouvoir se manilcstcr sous le couvert du saluL de la société. Le duc de Broglie oublie ses vcUéilés libérales pour réclamer, au nom de la France,
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==