Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

HISTOIRE SOCIALISTE 2i7 disait le premier, si surtout vous en avez le courage et la force, car je ne vois en vous que des cadavres.» Vous êtes, leur disait le second, les rcprésentanls de l'ari~- tocratie victorieuse jugeant la démocratie vaincue. Carrier prouva l'exislcncc des agents provoralcurs dans les rangs de~ républicains et des muluellistcs. Il cila des noms : ~lerccl, chef de section, Picol. qui poussait à la bataille, FaiHc, lué par un gendarme dc,·ant le palais de juslire et dans la ceinture duquel on trol"·a sa carle (D'après uDe es1anipo de la Bibliothèq1.1c~auoùale.) d'agent de police. Tous les accusés dénoncèrent les excitations d'avant la balaillc et les cruautés d'après. Jules Favre, dans sa plaidoirie, réunit lous ces faits en synthèse et prouva qu'on avait voulu noyer ?ans le sang la double revendication démocratique el..ouvrière. C'était le tour des autres accusés. Ils refusèrent de comparaitre. On les sépara en plusieurs catégories, on les parqua au gré de l'accusation. On les traina de force à la barre, où ils arrivèrC'nt,muets cl farouches, el d'où il fallut les renvoyer sans avoir rien tiré d'eux qui pût figurer dans la comédie de ju~lice que jouaic1\t les Pairs. Sur ces entrrfailes, un certain nombre d'entre eux purent s'évader de SainlePélagie. Préparée par les soins de Barbès, l'opération réussit parfaitement cl, lo LIV. 609. - HISTOIRE SOCIAI.ISTE. - l,E RÈGNE DE LOUIS·l'IIILIPPE. LIV. 609.

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