Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

II ISTOIRE SOCI.\LISTE furent acquittés pour la plupart, et qurlqup-;-un-; se virL'rü infliger une a11wndc de vingl-cinq francs. Ils avaient été défendus par Jules Fanc. Quelle était donc l'organisation du f>e<•o1ir111111/el.' ll'abol'd, indiquon~ s0n but, tel qu'il était, indiqué aux articles 1 cl 2 <lu rl·~lt~mcnt.: te amt'.•liort>rprogrrs~ivcmcnl »la« position morale cl physique•> des dlf•f, d'aleliel' de la fob,.ique cl,• soie <leLyon.» En conséquence, les associés s'enga~t•tlil'nl: « 1° ù praliqw•1• lrs prinripPs d'équité, d'ordre et de fralcl'nilé; 20 à unir lt.•ursefforts pm1r obkni1· dP lrur muind'œuvrc un salaire raisonnable; 3° à détruire lrs ablh qui C'lxislcnl pn fahri1pu• tt leur préjudice ainsi que ceux qui existent dans IC'saleliPrs; 1° ù ~r prèkr rnultH'llemenl Lous les ustensiles de leur profession; 5° à sïndiquel' loul cc qui csl ,·,.lalif à leur indush;ic, et principalement les maisons de conHnrrcc qui aurairnl dPs ccHn• mandes; 6° à établir des cours de théorie' pratiqur. où chaque mc1nbre pourra vt1nir prendre des lcc;ons pour anH.-liorer et, .::.implifü,r lf's montngr,; dr m,:tirl'; ï 0 ,,n achclant collecti,·cmcnt, lc-s objets de première nt•<·t'~-;ilpéom· lrur mhu1~<'.n On le voil, toutes les fonctions du syn<lirat, or~anc df' dden~(', dP rrn.:;cigfü'· gncment::;, <l'aide cl d"éducation prore,::iionnrb, dairnL réunirs dans lt• Oe"oir mutuel. Ils n'y en ajoutaient qu'une qui leur était étranghc, rLcc n'était pth le Sf'C0u1'S de maladie, mais la coopél'ati,·e de consommation. li étail bien accordé des secours à ceux des membr~s « qui se trou,·eraicnL dans un état complet d(' dl'lrl':-,.-;f' l)' ou qui seraient victimes d'un « accident gran• ou impré,·u », mais il fallait qur « cet élal ne provienne de leur faute ni des chances commerciales». En regard, le droil it une" indemnité,» était reconnu« à tous les membres qui, pour causl~ dïnlt.~rêt gé• néral, » srraicnt « obligés dr se soum<'llre aux '-a<'rifirC':5qui leur serai<'1lLimposl;S par le Dc,·oir. • Les discussions religieuses et politiques étaient inlC'rdilrs, les mrmhrcs i•tairnt divisés en deux classes: IC'smaîtres cL les compagnons. Ccu\'.•ti, aprt's un stage d'au moins un an, passaient maitres cl avaient part aux fonctions de l'as~orintion, mais nulle d(•libéralion ne pouvait être prise san-t la réunion des maitres cl des compagnons. L'association se divisait en iwlicutions, ateliers, petites fabriques rL grandes /abriqlles; une indication se composait de cinq membres ayant à sa lêlc un indicateur, qui lransmellail à ses quatre camarades les Ol'drcs du chef d'atelier, dont le groupe, composé de vingt membres, était subordonné au président de la petite /abriqlle. Une pclile fabrique se composait de cinq ateliers cl cinq peliles fabriques formaient une grande /abriqlle dont le président correspondait avec le conseil d'administration. Un des fondateurs du Devoir m1tlllel, Pierre Charnier, figurait le • plan symbolique • de l'association dans sa forme primiti,·c, qui élail de dix-sept groupes de vingt associés chacun, par • une demi-circonférence au ccnlre de laquelle se trouve un œil, accompagné de deux yeux plus petits ; ces lrois signes représentent le directeur et les deux sous-directeurs; l'administration se complète par clé cl plume: Je trésorier el Je secrétaire. De l'œiJ cenlral parlent dix-sept rayons, repré-

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