2G2 Il ISl OIHE SOCI.\LISTE :;tirs JH~nl'trairnl seuls chez lui; il n'a,·ait pour serviteurs et. agents que dt:!s homn1cs PprouYéS dont il payait lnrgrmcnt le zèle. » Jfalgn; les dh·i~ions des r,>puhlicain~, lrur force ~randissail. Cc:·lain~ lès raillairnt di• se di:-;l!ngucr du public par un costume spérial; on ~ppt•lail ,c !,ou• sing-r,ts » ('Cux qui S<' coiffaient c1·unchapeau mou conique ù Jnrgesni!cs. nall:iit•nt lrur:; chc,·eux. en lr<'sscs, portaient un gilet ü la Robcspirrrc. La barbé entière était au~si un signe de républicanisme. >tais d'autres les traignaicnt. Cn banqui..:r. anî.rrneGuizot dans ses .1/imoires, leur donnait de l'a,·gent poul' être l•pargné au jour de la révolution. La lutte entre ceux qui se traitaicnL réciproquement de Girondins cl d,• Jacobins se tcrmiHail comme toute lutte de cc genre dans les partis de combal, où. rn s'exposant davantage aux coups, les hommes de l'action, même imprudente cl funeste à la cause commune. obligent lés hommes de la propagande à se solida.ris1."ar\·cc eux ou ù sembler rrnier celle cause.. \ la fin de 18..13, les élections donnaient la rnajorité à Kc1'Sausieet à ~es amis dans le comité <les onzr. C'l•lail le moment où le comte 1loll', indigné et allristé de l'attitude de ses amis au pou,·oir,écrh·ait: « Persuadez à l'Europe, à la France, que la République n'est pas le désordre, 'lu'cllc est seulement une forme de la science politique, dont aucun inlC'rêtlégiliml' n'a rien à redouter, et YOUS verrez l'Europr et la France laisser cc qui existe pour faire place à la République. •Au même moment, RoycrCollard érri,·aiL de la région agricole où il se trou mil:" Je crois apercevoir, comme spcctatc~r, que c'est le National qui gagne du terrain.• Tou~ cc terrain gagné par la propagande, l'action p,·émaluréc allait le perdre. Royer-Collard avait vu ·juste: les hommes de la propagande avaient pénétré dans tout le pays, non pas profondément, certes, mais les centres républicains étaient nombreux. Le pai·ti arnit cinquante-six journaux dans les départements. Certains groupes adhérents à la société des Droils de l'Homme, ou correspondant a,·cc clic, tel celui d'Arbois, dans le Jura, comptaient six cents membres. La société délt•guail des commissaires auprès de ces groupes locaux, dans le Rhône, dans l'Yonne, en Saône-et-Loire, dans la Scinc-Inféricnrc, dans le Puy-de-Dôme. Lyon étant un centre de propagande cl d'action important, dont nous allons avoir à parler, constatons en passant quo la propagande des républicains iyonnais s'exerçait à Saint-Etienne tout comme la propagande des mulucllisles lyon- / nais avait ré,·cillé les rubannicrs slèphanois, ainsi _quenous l'avons vu dans un chapitre précédent. .\. Grenoble, Str-asbourg, Jlclz, :\'anC)', Houen, Amiens, se trouvaient aussi des groupes as,;C'zimportants. On rn comptait peu dans Je ccnlre, prùsquc pas dans J'Oue:-:;sla. uf à Poitiers cl à '.'\antc>se,n dépit de l'affirmation <le Lamennais qui écrivait à celle époquo: • Dans ceLOuest qu'on connaît si peu, s'il y avail un penchant, ce serait pour la République. » Quant au ~lidi, on y complait, sauf à 13ordoaux,de HOmbretLxgroupes républicains. ~lais la masse n'était pas entam~o.
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