IIISTOIRE SOCIALISTE 239 nait les armes pour soutenir le droit divin de son fil➔ se n1< 1salliilit c•lle-,nôrnr ? Les royalistes Haicnt consternés, le vieux roi Charh·< :-. ,,xasp,•ré. l>ans <'CLIP rt'•pugoonte aflairc, Louis-Philippe Sé romporta odini<,•ment envers sa parente. qui avait vainement supplié la reine )larie-AmMie de lui épargn(•r la hont,, qu'on s'apprêtait il lui infligér par raison d'État. 11 lai•-a fa,n• ,on m,n,slre, ,,1 "" la rdûcha que déshonorée au~ yeux de la légitimité, de la c1ua,i légi111ilécl dt' toute labourgeoisie du temps. L'ann(•e 18.1:!comm,'nçail dans le calme. Guizot déclarait 1,• l.l r,;,·ri,•r i, la tribune de la Chambre que tout allait bien.• !.es émeutes sont morl<•,, disait-il, les clubs sont mor.ts, la propagande réyolutionnaire morte; l'esprit r,•,·olutionnairP, ceL esprit de guerre aveui:Ie, qui semble s'ètre emparé un moment de Loule la uation, est mort. , l.,e croyait-il réellement, ou voulait-il plutôt donner il la Chambwl'impn'~sionqu\,Jlcse trou,·ait.en fac-cd'un pou,·oirqui a, ail su dmuplrr l'hydre de l'anarchie? Dans la presse', même optimisme. l .ei allairt•• rnnl lnrn, rl'ilt•s de la l,ourgcoisie, s'entend, el les Débats du 8 juin affirment que,• de l'aveu de tout le ,non de, jamais le commerce n'a élé aussi florissant•· Le journal des Mtis!aits ajoute : • Le travail abonde; la nùsère, entretenue pendant près de deux années par les rnlreprises désespér~es des factions, -u disparu. • Il ne !aut pas nier que la prospérité du commerce ail un lien étroit a,·ec la situation du peuple, car il esl le grand consommateur. Il est ('ertain que cett.c année 1833 rnarc1ue une reprise. Les grèves clics-mêmes, e<ceplionnellemenl nombr(•u,c, à ce moment, en sont uno preuve. Les ouvriers. en erfC'l,no se mettent pns ('11 grève dans les périodes de chômage.~lais l'optimisme des Débats, 'lans mêmr parler de la pr,1tendue di,parition de la misère, est cependant un peu fore,;. ~lartin :'\adnud ,·a nous dire cc qu'il en est pour le, ouvriers du hiili11w11l,el l'on sait que, suivant l'c<pression légendaire, lorsque le hiiliment ,·a, tout va. • J'ai vu, dit-il, pendant les soixante ans que j'ai habité Paris "u Loudrr,, les ouvriers du bâtiment supporter de bien douloureuses crises; ,nuis aucune, c,cepté celle de 11¼8,ne •aurait être comparé<• à crUc de 1833-183',. • J.n misère disparue, au dire des Dlbats, voici que soudain elle reparait, !rappant un des hommes les plus riches du pays. L'émotion est grande lorsqu'on apprend la mist' en vente de l'hôtel Larnlle, le financier étant dCS<'cndudu pouvoir à peu près ruiné. Celle nouvelle dut faire sourire M. Thiers, bien résolu à ne pas se ruiner dan~ la poliliquc. L'opposition accusa le roi d'ingratitude envers relui qui qui lui avait donné le trône. Un journal ministériel, le Bonl,omme Rici,ard, ch·alua à ,·ingt millions les sommes données à La!fille pour l'aider à se tirer d'embarras. tant par la Banque de France que par le roi el le Trésor. «On voit par là, dit Dupin (.IUmoires,) que si lit. Laffille a rendu service à la ré,·olution de Juillet, on n'a point élé ingrat envers lui,. Quoi ! Louis-Philippe aurait donné quelque chose! de ses deniers! li aurait
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