16 JI ISTOI RE SOCL\LISH: a,·ail prt~par,> unC'faillite•). On soil qu() les ordonnance:,, Pn supprimant Je,, peu de lib(lrté <rui rr3tait ù la presse, a,·aicnl pC'rmis à la bourgeoisie libt'rale de jeter à l'insurrt\clion !('s nombreux ou,·riC'rs parisiens orcup~s aux travaux de l'imprimeri<'. \u grief politique qu'ils avn:cnl conlrc la Hestauralion, les libéraux arnicnt ajouté Ir grief économique qui mettait lrs ouvriers de leur eôté. D'ailh:,urs, les propriétaires dïmprimerics et quantités de patrons libéraux s'é•lairnt · ùonnè le mot pour fermer leurs ateliers. La r(',·olution faite, les ouvriers n'eussent pas demandé mir·ux que dr rc• pr<'ndrr Ir travail. ~lais la ré,·olution avait aggravé la crise. Paris, ,·illr de luxl\, patri<• d(•s métiers d'art, vil émigrer pour un temps lrs gens de luxe; ceux qui re~- tairn1 limilairnl leurs dépenses. par crainte du lendemain plus encorr que par boudrrir. l ,f' malais<." économique, cnC'orr tme rois, n'était pas né de la rf'volution. :\'ou~ allons C"Xaminf'r tout à l'heure quelles tonrlitions génPral()S J'a,·aicnl amen<.'. Pour l'instant, constatons que les journées de juillel l'ont porté au comble. Dès lors se comprend « l'étonnement irrilé de ee peuple qui, nous dit ~I. ThureauDangin, sr sent mourir de faim au moment où l'on proclame le plus bruyamment sa sou,·rrainclé ». L'agitation 0unièrc, qui se prolonge pendant les mois d'août cl de septembre, rsl naturellement tort contuse. Les uns demandent du lrarnil cl les autres protestent contre le salaire de tamine que leur donnent leurs patrons. lb défilent par corporations dans les rues de Paris, clamanl leur ùétre,se et demandant du t,•avail ou du pain .. \u moment même où les parasite, de la monarehie se retournent ,·ers le nouveau gouvernement cl grossissent l'arfluence qui se rue à l'assaut des places, les ouvriers, qui sont les artisans de cette, révolution, errent artamés devant !l'S palais où la hour,::eoisie organise sa victoire. Tout naturellement, les ouvriers firent appel au pouvoir que leurs tusils encore chauds du combat nn:,ient d'installer. f>i,·rrsrs r(ponsl's leur turent faites. D'abord pur Guizot. En sa q11alité de ministre de l'intérieur, il demanda à la ChamLrc, qui le lui accorda, un crédit de cinq millions applicables ù des lra,·aux publics. Ce fut ensuite le préfet de police, Girod (de l'Ain), qui répondit en préfet de police, c'est-à-dire en prenant un arrêté contre les attroupements. Dans l'article :J de cet arrêté il disait:« Aucune demande ù nous adressée pour que nous interYenions entre le maitre el l'ouvrier au suj,,t dr la fixation ùu salaire, ou Je la durée du travail journalier ou du choix des OU\Ticrs, ne sera admise, comme étant formée en opposition aux lois qui ont consacré le principe de la liberté de l'industrie. » Tant que la bourgeoisie régnera seule et sans partage, tant que par la démocratie Ir peuple n'aura pas été appelé à peser sur la direction des affaires publiques,. la doctrine de l'Etat sera fixée dans ces dures paroles de Girod (de l'Ain). C'est de celle doctrine que s'inspirera en 18'13 un de ses suecesseun A la préfecture de police, Delessert, lorsqu'il rerusera à Jean Leclaire l'autorisation de n!unir ses ou-
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