IIISTOll!E SOCI.\USTE mais qui <'roilrait en rurrc Pl rn impurlanre p,,ur .<onuC'xC'r fina!f•nwnt IP prPrnif·r, l'in.;pirer cl le diriger. CP mou,·em<'nl,qui 8e manif('!'>lPlrlrn<ll'moin rnênw d,, la bataillr.l1<lO j11illrl, i('s communbtes ré,·olulionnair<'s eux•mêrnf1..,, k ... Buona1·otti. )t,... \"oyl'l' d'.\rgrnson, le~ Ti:sl~, ne srmhlC'nl pas le voir. Et sïl~ J,-voyai,•nt,rr ..:f•rnilpour 1,-. N'· prouYer comme une cliversion <langerCUb<'u,ne dé,·iation des effort... trnt,;., pour oricntrr YC'l'S la Rt'puhliquc la ré,·olution qui sr fait. Commrnl d'aill1'111~ dc-..~, ocialisl<'s pou1Taient-ils ~'assorirr à l'an•u_;?'ICfu' reur <l' ou,ï'Î(•r'S hri~ant lt-s rnad1i111's qui leur coupenL les bras~ Blanqui lui-même-, qui loulr $a vie lrntC'ra d\1tiliscr les co11ranb populnir1•~ lfls plus in<liffPrenls même au but qur pour~uil la dl'mo(·ralir '<oda.fr. Blanqui n'aura.il pu que réprou,·er le gri,lr <lflrrs malhrur('ux. 11eûL pu, il (\..,l vn1i. l('ur rn indicl_lll\r un qui fût dans la dirl\Ction dr lrur~ d(\Slin..... \lais ù <'l' mompnl il n'a que ,·ingl-cinq ans et il esl encore- perdu dans la masse des cornballanb. La ,·cille même du jour où les ouvr·irrs imprim('UŒ,,·onl'-ie rner sur f("S prc!--sr.;; mt'raniqurs, Blanqui, noir de poudre, entre dans le salon de ~111o de .\lontgolficr. Il apparait, nous dit Gustave Geffroy dans l'Enfem>{, « awc ln décisic,n dn triomphe, la bouche cl les mains noires des carloudws déchir,•es eLdes balles parties, odoranl de poudre et aspiranl l'âc-re parfum de la bataille gagnt'<', aussi doux qu·un bouqu("t de pl'illtflmps cl qu1unfl ('hrn ... lurf' dr rrmme. li s1a.rrêle ~ui· le sruil et laissr Lomber ,on fusil Jonl la c"Jsse heurte lourtlcmcnl le parqu<•I. rlonl la eros0c eLla baguellC' sonnent an ... c un bru il de cris lai et de chanson. El le hruil, rt la prn•H~c. cl le geste sont rn rapporL avec les paroles L,rulales el ironiques qui sont JH'o11oncécs les premières: t1 Enfoncés, les romantiques l » i,'écri'! l'Jludiant qui rassemble en un r-ri ses haines politiques et ses colères liltéra.irès, son goût de la mesure cL ùcs rè!!lcs, son aversion du lyristni', ùc la phrase et de la cathédrale"· Cc que Blanqui n'a pas vu, ses ainés, les héritiers directs de la pensée de Babeuf, ne l'ont pas vu davantage. lis sonL touL à leur rê,·c d'une communauLé agraire, que pouvait réaliser le seul Lriomphe prénli,ble rio la République, et celte explosion dr fureurs ouyriè-rrs contre le.;,machines, celle contagion du luddi:,mf' ~nglais ne leur dit rien. Remarquons d'ailleurs que le mouvemenL qui se produisit dans ia matinée du 30 juillet fut rclaLiwmcnl insigniftanl. • Quelques ateliers d'imprimerie rurenl envahis et quelques presses mécaniques bri~écs », dirent les journaux quinze jours après reL incident. Ils n'en parlent même .que parce que l'agitation ouvrière contre lrs rnnC'hioe~ a repris le 12 ou le 13 août, De son côLé, Louis Blanc ne diL pas que les ou,•ricrs ont ~risé les machines, mais qu'ils ont voulu en briser. Cependant, le 3 septembre, les Débats ne parurent pas, leurs presses mécaniques ayanL été détruites. D'ailleurs, le bris des machines n'était qu'une des moindres manifesta lions du malaise qui meUoit la classe ouvrière en mouvement. La révolution de juilleL s'était produite au momenL d'une crise économique et l'avait aggi-an;e. Selon l'expression de Louis Ulaac, « chaque coup do fusil tiré pendant le, trois jours
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==