Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

,IJ"TOIIIE SOCI\LISTE 203 ;\lcs~it'.le-mol ne dioquail po.-;Enfantin. Il 11'atti•ndait ptti sa mort pouf'orga• ni..,t'rdes pèlrrinage~aux lieux où s't~lai1•nl pa, ...l's lt•.., 111dd1)nh c.-apitauxde sa vie. Lor,que tous ses« enfants • curent reYètu l'habit, il leur dit . • Le jour n'est pas ~loigné où nous montrerons cet.habit hors dr notrt' mahon. llimanchc. nous sor• liron.;.• El il leur indiqua trois buts: la tomb,• de sa mè11•,le chemin de\ incc•nnes où, en 181 'i, il défendit Paris sous l'uniforme de l'f:cole Polytechnique, enfin le be,·- ceau de son enlanl à Saint-~land!'. Celle allocution terminée, une procession s'organisa dans le jardin au chant M: Peu.pie,si notrevoix réclame, el les djscours ou plutôt les sermons reprirent. Le lenMmaio, la• lamille • lançait un manilestc sur les journées sanglantes qui s'ache,·aienl. Ce manileste répudiait la violence employée de part et d'autre. « l\ous aimons les républicains, y était•il d;l. pa,~·e qu'ils aiment le peuple, par,·e qu'ils veulent le progrès ... mais nous ne somme, pas républicains, parce que les r,<publicains veulent un progrès désordonné ... - :--;ousaimons les légitimistes, par<'e qu'ils aiment l'ordre, parce qu'ils sentent les droits du riche ... mais nous ne sommes pas légitimistes, paN'e que le, lo'gitimisles n'aiment pas les droits du pauvre ... - Nous aimons le juste milieu, parce qu'il aime par-dessus tout la paix, l'ordrP,la tranquillité, la pro!::ipérité'ducommerce... mai'.')nou:;nf\somnws pas juste milieu, parl:C<tU'il ne rend ju-;lirC'ni aux républicai1hni aux rarli!,les.,. Le m3nircslc affirmait ensuit<'en CC'S trrmes Ir but saint•sirr1onicn.qui élaiL « dans lïnll'l'ôl de tou, les parti, el 'I"" notre père Enlantin , avait trouvt!. • C'e,t le dc\(•loppement de l'indu,trie, l'organisation en grand du travail, l'alfranrhi~~emrnl parifiquc el prof;,!rt's ... if des lra,,aillcut"i. , Quant au\' jj 1noyrn11 tu·tu,"b<lel'attf'indrr . ils <·on~i,t..-if'nl H ,·on11nentt:rimmédialfl11wnl 11• l'IH'rnin du fp1• J,• Pari:-.a ~la~eillr. a o~anhf'I' dan~ Pari:, une tli-..tribution gt•n,~1·..11(• d'1•a.u <'L uu :-.ystènw~ènC'rald\·!,{OlllS, ù pPrt·er u1w rur du Louvre à la Ba::,lill•\ ù ('nvoycr dix millr-homm~ • dl·frit"l,rrt•l 1nPtlre f'n \'alt•ur h·:-,lande-sdt>la BrC'lagiw . enfin, a tran""formn t,,'Taduf'llt•mt•nl l\,rR,rni,ation militairp de rar1rn··,•1•11 une u1·gnni~alion indu~triclll'.flli t•n sorte <1ue tout r•~i.timent sf'l•ailune (•colü d'arts et mdi,•rs f'Lque tout -.uldal en sorliniit hou ou, ri1•r . De la sort(\ le peuple aurait du tranlil. <le l'ai-.nneC',du bien.être,,; l1•s entre• pr1•n<"u1-:;, lf'srapilali~tcs. de gro!'ihl•ntficcs »: f'l le:;prupril'ta.irl'Sauraient le choix l'ntrc, raua111Pnlation d,• valf'ur ou la fl,',îüt,• avanta~u ...,• de lf'urs propri1•té;; "· I:t • tout )fi" monde s\•ruichirait !'\ans ({LU ·w1sonnt• rùt appauvri •. L~ <lirn:,nrhel1 ·rjuilh.•l, Il•~ tr,1,·aux d,· con:-,lrud1on d'un lt•mplc fur1•nt solen• m•IIP111Pnt011\'c-rtstian-, le jardin de la conununault-, pnr d!'s d1anb dont Ft:lîcico David a,·ail compo!-iP la musiqm•. Dans c·t.•~ chant~, le • nouveau christianisme 1i et la mis-sion <lu« Pèr,• • s'affirmaien t en ce• termes :

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