Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IIISTUIHE SOCI \LISTE ceurs. - De g1·ands farcf'urs ! - Et moi qui. nagul·l'l•. nvais d,',f,•1ulu. ,lans le f1/11ln>, l't.•xlaliqul' ~lahomct. coutn• J,, rrprodw d{' haut~, impti-,lurt•, t·1' qui rn"aya1t ,alu la grande ,·olèr1\do ~I. Cousin. d'accord Pn rt>la,di,ail•il, an•i• l1• rilo1101i"o/JuirP. <'.! 1llP fau-.-.rapprt~·iation d' Enfantin :-.m•I<'~ r~li~ion-, 1•t :-.ur(·,•u\ 'fui. parl,•ur-,., r,,,, • lation:;. Ji'., ont 1·ausp('g 1 rn'in:-ipira unr in~urmontahlt' d,~li:rnrP. l'l jf•, i-. du 1u·1•111i ·r n1up d't1•il ,a prodiJ.,!it.•u:-.,• •·rr,,ur du Prt:.lre•Comldien. Il la \"JI. nu.li~ tel t•ta1I pour lt1 :::i t.•:-.prih (;l"n's le bt•,1,in d'um• dol'll'lllP '-101·1,d,• nwiw, 111··~al1n• q1w le libt.•rali:-.nw.quïl demeura el. pPnc.la11l un l!'IHJb, fit ~r.\· ,. au, nwy1•11~1·n ra,1•ur tlu hut. \lai~ à prt"•Cnl, il n',Aail plu:, po-.-.ihlPdt>rlt)uwur,·r 8011s dl'\'1'1111' 1111 prétre-mm{dien 1111 sombr1•1· dans la,ÏoliP my... ti<(ll". Pendant lroi ... iiwi:,, ile:, di ... ('u-.sion:;pa!:,.-.ionnét•:-. t'•lna111t··1't•nt 1,•., rwrr., ♦'l I,•-, cprvPau\. d,,., nwrnlH't':sdu <·olli.•1,{•'· Dan:-,urn• Jp n•.s rt'unio1b, Cazeaux, :;Oule,,• par un tlt•lirt 1 t•xtaliquc, :;'t•lait ml"' a proph .. ti~,•r. • IY011l1·cs membrrs, dit L,aurcnt, sans pou-;sr•r l'exallaliun ju-;- q11·,11'1 1\.ltt-..1•. 1•1u1rn,·l•rt•ntntianmoins dr.s sceou~l':, nrn·eu:,e-; qui l1•s re1ulm.:nt rnaladt·:--.(Juan<l le doch•ur Fu,t,·r ~ur, int, il trouva tout le moncfoen grand 1·11tui et plus ou moin"tt'll Nat d(' füh r,•. Il n'y ava.il ~ul're qu'Enfantin qui rûl gardé l11ul son calnw. Des trois f,•mmes qui faisaient partie du ,·ollègf', l'une, ,\glaé Suint-lliluir,•. amie d ·enfance de la famille Enfantin. accepta les théories notl\·clles, bit• n que toute sa vie protestât contre un tel dérèglement mol'al; la seconde, Cécile Fo u1·11el, s,•ntit un instant flfrhir sa foi, s'isola cl re,·int se placer sous l'autorité du Père Enfantin. Quant ù Claire Bazard, clic protesta de toute, ses forces conll'r l'instilulion rdi~ieusc du• sérail )'1. • Eloi~néf" dt'pui~ queJquc temps de ~on mari par une inrompatibililè d'humeur, nou, dit ~I. G. Weill, elle se trouva rapprochée de lui par une haine commune contre celle l(•gitimation de l'adultère.• La pr,•s.-oc,• d,•s femme, ne ,·ontribuait pas peu à enfiévrer les discus,ions. On eût dit qu'Enfa11lin voulait afllrmer sa domination sur les âmes, plus encor e que leur faire accepter le dogme nou\'cau, cl ses affirmations étaient des sortes de defb à la raü,on comme aux. srntiments Jes plus intimes. C'était ,·éritablernent un viol de, pensfrs. une orgie 111tcllcetuclle où des femmes chastes et fières étaient sommt'<'s des,• transformer en ménades ou de renoncer à la doctrine du progrès humain. Et l'homme qui soulevait cet abominable conflit dans la conscience pu re de ces femmes YOuet's au salut du peuple demeurait calme et froid, lei un magnét i,cur tentant de dominer son sujet cL de supprimer en lui la volonté pour y installr1· la sienne, la loi ,•lva.,1tc. Toul le monde en ddirail. U'aucuns tombaient épuisés de fatigue et d'émotion. • On enlevait les corps, dit Laurent, sans que pour cela la discussion s'arrêt ât. • 0'111de Rodrigues, le disciple immédiat de Saint-Simon, eut un soir une atta que, d'apoplexie parce que, ayant affirmé que Je Saint-Esprit était en lui, Rcybau d lui avail répondu par des paroles d'incrédulité.• La crise fut extrêmement violente eL le docleur F1111lér,pour sauver le malade, dul recourir à une rétractation for-

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