Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

li lSTOIHE SOCL\LISTE qu'ih n·,·uurt·nl uni,tticment pour up~rcr la 1,-rra01l, ...rL•Cormalion:-.ocial Jeurs l1\tvaux. • J!Jl l,j l J, .\utrc chooc encore leur com111<1n<lait la prudence dan, leur cnscignP111ent publit. Pi,•rrc \ïnçard, le poèlc ouni,•r,11ui <lc\'ait aùhfrcr à la <loctrin•' cl c<,rnptcr parmi ks organisa leurs de l"t•n~eignf'mrnl saint-simoniPn ain: prol<'lairl'", O.YOUO <1ucla première lois <1uïl lut une <l,• leurs affiches où 1,•lil, ·rali,me n,·~ lil de l'époqrn•élail critiqué, il s't'.-ti·ia:• C\•~t mw t1i:rnœuvrl'<ll'.:, jt~';uitb . A \ crsaill,·'.),où il~ <levaient or~rini:--1.:r uni• rcunion, le plac rd :-.11iv,111l fut npposé sur les murs:• Ü'I nAssnrnu.,ra~T o•~ JÉsUTES doit a,·oir lieu vrnùrcdi soir, 18 fé,·ricr 1b31, au Gymna:-.c, an·nuc-Je Saint-Cloud. J1cn!{a~,...Ir~ hons patriotes de celle \'ille à vouloir birn se munir d'armes à leu, rt à s~ transporter au lieu de la conspiration, afin de détruire toute cette canaille-!:, ... Fait par 11n ami de la lwati. Il Dl' faut pa, ,,uLlirr qu'à cr moment l'opinion , l,iit fort mmt 1'.•muét1par la mauifrstation lt'·g-itimi~tcde Saint-G,•rmain-1' \ux1•r1•u;s ••! par les troubles qui s'en étaient suivi,. \ inçard, cependant, arnit \'OUiuse rendre compte par lui-m,'rn,•. S,·duit par la <loctrirw, il y adhéra. L"nouvrier tailleur, Delas, • peu inlellig, nt. 111.11, convaincu n, nous dit :\1. G. \\'eill, nmenn trente prolétaires. On fonda nlo1N11' d,•gré d,,s ou\'riers . qui lut placé sou, la dir<dion de :\!me Bazard l'i dt>Fou ne!. Bit·nlôl les ouvdtrs ndht·rcnls furt'nl au nomlirL' de 2,-.;0,dunl c ·nl f1·mrncs. On nomma pour (;harun des douze arron<li:--:-.,•menls de Paris un di1crteur t'l une di~ctritc, charg,~sde b•occu1wr sp,·<·i,llcmentdes lravaillrurs. D,in-.. drnrun dr c~ a1Tondi~:-;l:mf'nlsun srrvirt• mé<lic-al el pharmaceutique gratuit avait t'l,; organisé. oin~i qu'un s,·rvii.:rùe vaccinntion. Deux cents enfants pau\·res l'laient élevés pnr l,•ssoins de l'<'glisesaint-simonienne, qui essayait en tout de se rapprocher de la prirnitivt• t'·~Ji ..,·. Mais, dil Fournel, dans son« ro.pporLsur le drgrt; des ou,·riPrs », c notr,, but n'est pas (1,, faire 110.umônc, nous venons pour l.'l.faire di!=.parailrt'. •Et<' i m,trqu" une prolonde différence entre Jps disciples de l'aut,,ur du .Yuuccall Cltri.,:i,wisme et les ad<·ptc, clu christianisme primitif.• Cc que nous voulons avant tout, ajoute Fou.nu..1, c'c:--t l'.\s:socio.tion; cl, comme nous ne pourrionsaujourd'hui la r'--dîser telle que nous la concevons, nous avons dû chercher au moins à la réaliser en partie. Ain~i 1,, hnt con!-tant de nos cHorls n été d'associer les ouvrierspour 1,, l0<~"ment. la nourriture et le chuullage, cl déjù d.1ns deux arrondissements c,,, associations &iJnl prêt,:.. à St• former. • Le~ di.s~iJcnccs rcligicu.sL·~ devaient anénnlir tom;ces beaux projets. Pour toutes ces œu,·rcs, il !allait de l'argent. Les saint-simoniens n'en manquaient pns, comme nous allons voir plus loin, cc qui leur avait permis d'organiser de sérieux moyens de propagande. A l'Orga11isate11r do 1829, qui avait succédé au J>roduct,ur, fondé en 182:>par Sn;nt-Simon, il, avaient,enjuillr·t 1R1l,sul,stitu le Gwbe, journal quoti<licn, dont le directeur, Pierre Leroux, avait adhéré à la doc-

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