12', IIISTOI RE SOCIALISTE appeler « l'ère no,n-cllc » en l'annonçanL, en l'installanL dans les esprits. Le rédacteur lerminaiL en plaçanL son œuvrc sous la protecLion de Dieu. «Car disait-il, nous n'aurons Lous qu'une seule volonté, une seule pensée, un seul buL; nous aurons alors une religion, Dieu sera avec nous. >) :Nousverrons plus loin jus• qu'où le sentiment religieux, exapéré par le mysticisme d'Enfantin, entraina les saint-simoniens, commcnL il compromiL leur œuvre sociale cL finalemenL la ruina. Tandis que le véritable discours de la couronne se contenlaiL d'admirer la patience des ouniers Yiclimes de la crise, Landis que les républicains rcndaicnL le pouvoir responsable de celle crise cL lcntaicnL d'agiter les faubourgs, un appel aux ouvriers en chômage élaiL lancé par affiches placardées dans les di,·crs quartiers de Paris, sous un litre qui dcvaiLêtre célèbre dix-sepLans plus tard:« Exploi· talion de l'atelier national.» Les auteurs de ce placard, A. Crebassol eL J. Rosier, inYilaicnt en ces termes les ouvriers à se faire inscrire, 37, rue Poissonnière: «On parle beaucoup des besoins du peuple, de sa misère, cL rien d'utile n'a élé fait pour le soulager. Voici l'heure d'y songer: que les heurelLx du siècle now, secondenL ! EL vous, ouvriers, que le besoin assiège, venez à nous; ce n'esL poinL une aumône, c'csL du travail qui vous atlend. CenLmétiers de différents genres seronL ouverts à votre activité; nous ne vous demandons que la preuve d'une Yic irréprochable. » Par quel moyen les signataires de cette affiche entendaient-ils tenir la pro• messe téméraire par laquelle ils appelaienL les sans-travail, dont deux mille cinq cents se firenL inscrire en trois jours? Par une souscription publique sollicitée en ces termes dans un« premier bulletin » qui fuLenvoyé à domicile aux banquiers, agents de change, notaires, hauts foncLionnaires, capiLalistes de Paris: • Riches de toute la France, hauts fonctionnaires si généreuscmenL rélribués ... rduscrcz-vous une parcelle de votre superflu, quand peuL-êLrcil y va du repos de la France, de notre existence à tous? ... :\"evoulanL demander un peu de supcr0u qu'aux hommes en position de le donner, nous dresserons une statistique des diverses adminislrations, donLnos bulletins feronLsuccessivemenLconnaître le nombre d'employés, ainsi que les appointcmens de chacun d'eux. Déjà, parmi ces employés des diverses administrations, beaucoup se sonL empressés de nous envoyer leurs souscriptions; leurs noms seronLsignalés à la reconnaissance nationale, ainsi que le nom de tous les hommes qui se seronL ralliés à nous. A ceLeffet, chacun de nos bulletins contiendra la liste des souscripteurs inscriLs depuis la publication du précédcnL bulletin, cLen regard les noms des hommes qui nous auront répondu par un refus formel... On parle beaucoup des sacrifices à faire pour le peuple ; le peuple ici reconnaitra ses vrais amis. » Ce documcnL fuL imputé aux saint-simoniens par quelques journaux. Michel Chevalier protesta au nom • du collège de la religion saint-simonienne• et sa protestation luL d'autanL plus indignée, quoique très modérée de t.on, que précisé. menL le Globe, dans son numéro du 19 juillet, s'était écrié, parlantde l'entrepris&
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