Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IIISTOIIIE SOCL\LlSTE Soyons équitablrs: I.(" mini-.l~1·Cn' 1aq\il pas ...,<'ult 1nwnl propo'i(' d'ahai-;,r•r Je c~ns ._,t dC' donner au:\ dèparlPment:-; pau,rt''i un nombn• d',~1t•,·lP1u,~goal ù,·t•lui <lrs déparlrmrnls richf'~. Il n'n,·ait pas fait uni11uPnwnl d,· la ,·i,•hp-;-.;rpunique conJiticn du pou,·oir, el il proposait d'adjoindrP l11s ,~apa,·itP-,. Dau-..-.,onprojl'I, les 1r1t•docin:; 1 lrs profr!-.s<'URl.l 1S jug1""8},('-; a,·oeals. notairt•-. l'l avoué.,, fp...mpmhrt•-{ des corps sa,·ants d,lvaiPnt fair(' purlil' <lurorps (ih,dol'al. La Chatnbrt' 1,·y nd111it que lc::io-ffiriC'rspourvus d"une pcn~ion <le l'l""lrailC" d'au moi..rn,l.200 rr~uw:-t.'l J,,..., membrL'S el rorrrspondants de l'Jn::ilitul qui pâiPraiL•nt C('nl frà.Jlf•-; dïmpùts dil'C'rb. CPllr eon<·cssion dédaigneuse, faitr par l'aq.œnt au sa,·oi1· mi~ ù ln portion congrue- ùu pou,~oir\ aehè,·e h~caraelùre dt> dthi-Sl' <lu rl'giuw. Lr souli•Yrnwnl <lr la Pologne, :;ur,·,,nu en non:n,bi'l'. agitait ù cr 111onw11l l'opinion libl•ralr, el Ir:; partis cfoppo:--ilion,<lesrèpubLicains aux royafü,l1•:--. t,•nlaicnt de pou~ser le nouvrau gou,·crm•ment ù inlt'rYcnir Pn faYL•u1· d"un 1wupl1• qui réelamail sa nationalîtii. En a~i:--santainsi. IP:-; ,·l·puhli,·ains t;lail•nt ,lm•-..1..ur tradition. Ils l•tait•nl l'll t•ffpl :;olid;:iires <le tous lt•s 1wup.le:-oippriml•:-, par I,• dP:--potismc intérieur ou l•trangc>r, pour )f'S radicau\: sul... :-it..':; ronll'l' lt.•::; ,·on'i,'l'\"Ul1•ur-.., pour h'S I rlandai:- (•ootrc ll'S .\nglalli. pour les Brlgcs ronlre lc-·41 lollan<lai~, puu1· lt>s Jtaljens ronlrc les ~\ulrid1if•11S, lt•:; Bourbons de ~aphs el le pape, pour 1,,..., Polonais contre la nu... -;il' t'l I' \ulriehe. Le::;-royalistes faisait)nt un d10ix dan-; ce5 r<•Yrndieation-;, auxquellrs ils eussent élé indiffér~nts si Il' fcrmt'nl du libt•ralismP <'alholiqur qui l,~s ll'availlait au dedans Pl les roncu1·r<'fü,'ail au <h•hors ne les t•llt secoués dans leur i,wrtir• orga~ nique et leur con:-;t'l'Htli,:;1nesyslt~matiquc. Jls furpnt tlont· pou1· la f'atholi<fllP Pùlognc ,·outre la sl'hismatique Hussie, pour la catholique Belgique oL la plus catholi<1uc lrlande contre les hérétiques de llollande et d'.\nglclcrre. La solidarité rt'ligÎl'llSC cl non 11• :-;1 1nli1rn1nl de la nationalitt•. rnrore moins celui dr la libt•rtl., les (•mut scull'. ~lais ils fii·ent, nom.Ore el gro:-.::;irrnt l'agitation qui cr.•uiL drs crnba1•1•aasu gouvl.'rn<'rnent de l'usurpateur, la di.slo('aliun du pouvoir par tous lt'S moyen~ étaol runique r(lssource et l'unique e:;pèranec des parti;,,. qui nP cûmplcnt point sur l'adhésion de::>masses pour le reco·nquérir. En lace de relie agitalion qui, des journaux, notamment le .\"ational et la Ga:-.etldee France, dcsccndail souvent dans la rue eL retentissait dans la Chambre, le minislèrc étail fort embarrassé. \ propps de l'essai d'insurrection de .\ludène. il avait proclamé à la Lribunc le principe de la non-inter,·ention dans les affaires des peuples eL des gouvernements; mais il arniL tenté de sauver la lace en déclarant qu'il ne soulfrirail pas une atteinte contre ce principe de la parl des gouvernements sans se considérer comme affranchi de loute obligation. C'étaiL dire que non sculemenL la France était libérée de la Sainte-Alliance, mais encore qu',•lle ne la laisserait pas se renouer. Xaturcllcment, cela fut indiqué plutôt que formulé, et bien plus dans le dessein de calmer l'opinion en la rassurant que de menacer la Russie, l'Aulrichc cL la Prusse, qui savaient parfaitcmenL à quoi s'en lenir. Le lendemain du jour, en elfel, où Laffitte, pour contenir l'elfcr,·escencc pu-

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