92 ,!ISTOIRE SOCIALISTE politique, un organe de conservation sociale, ne pou,·ait manquer d'apprécier lo parti qu'onl liré du darwinisme certains écrivains rétrogrades. Du momcnl qu'ils en faisaient la doctrine des plus forts, clic n'avait plus aucun motif de répugnance contre une science qu'avec leur art. de torturer les textes ses exégètes trouveraient bien moyen un jour de concilier avec le dogme. Cc qu'on appelle les progrès de l'Église YCrs la liberté cL la science n'est ainsi fait que de ses capitulations deYanL elles cL de leur emploi, après les avoir dûment faussées cL adultérées, contre la science cLla liberté. Cll.\PlTRE \'Ill LE l'AJ\Lt::~IE);'TARISlIE .Man~un·es des doclrînaircs. - Louis-Philippe fait de la popularité. - Le mini-.l~te Laffitte. - Le roi se débarrasse de Lafayclle. - L'œu\'rc légi~lati,·c consolide le régime censitaire. - Dômissiond'Odilon Bar,·ot cLde Dupont (de l'Eur,,). -Les agitations pour la Pologne. - Du tra"ail ou <lupain ! - La curée. 1.es deux cent vingt et un députés opposants, dont la réélection av?i 1• décidé ks ministres de Charles X au coup d'État des ordonn;nccs de juillet, ne for,naient pas un parti homogène, sinon dans leur hostilité con Ire l'absolutisme polili<Jue eLla domination cl(•ricale. Los doctrinaires; tels Royer-Collard cL Guizot, n'a,·aicnt rirn do eommun avec les libéraux, sinon que ceux•ci avaient voulu Louis~PhilippP, tandis <JUCceux-là l'aYaienL accepté contraints par la vacance du pouvoir cl 1a force des baïonnettes de l'insurrcclion. Les libéraux, mêmC',n'Haicnl guère homo4 gl·nes, en outre des caractèrrs cl d('S trmpérament.s particulicr.s, qui porlaient <le'i hom,ncs tels que Thiers à consid{•rer le lib(•rafo,mr comme un moyen de pou,·oir, tandis, que d'autres, tels que Larfillc, considt'raienl lo pouvoir comme un moyen do téaliscr la doclrinc libérale. Le premier mini,tère, celui du 11 aof>t, présidé par Dupont (do l' Eurl'), c'est:·. à-dire, par un républicain ré~igno il la monarchie par impossit,ilité de faire la République, était, nous l'avons dit, composé des ,<li•menls hét•'rogèncs qui avaient voulu, accepté ou subi le changement de régime. 1,affille cl Dupont (de l'Eure) y avaient, de par les barricades à peine d,,m,,Iies, situation prépondérante. Ils étaient IJ>s garants de Louis-Philipp,:, devant la ,•évolution encore grondante. C'e,l assez dire que la Chambre des députés los supportait avec plus d'impatience encore que le roi. Celui-ci, encore mal assis sur •on trône, savaiL, pour avoir t.rawrsé deux révolution,, que l<>sbarricades peuvent détruire ce qu'ellœoni éd18é. La première r~vob lion, dans sa phase popùlaire, l'avaii coiffé du boane\rouge.
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