René Viviani - La Restauration : 1814-1830

IIISTOIIH: SOCIALJSTE 4î Le duc. d'.tngoul,hie résista plus lo1gtemps. li remonta de ~I 1rstlille à ~ontéliniarl qu'il em11ôrta.. M.lh, entoura par Gilly cl Greurhy. il dut se rendre et fut remi, en liberté au, frontière< sur l"ordre dé Napoléon qui portait déjà le poicl, du cada 1re du duc dïinghien. De \ïtrollt:s, m iltr,• de 'foulou,e, fut arr.~té et em!)risonno à P,1ris. Dans le palais déserté le 20 mars au soir, :-.apoléon p•nNra. Les acclamation,, moins nourries cep, ndant qu'il ne !'av dt pen~é, l'accueillirent conuue tout rninqueur, el à br,ts d'hommes il fut lr,msporté dans lès ~.,lies re,pl<•ndissantes où, les lèl'res 06lrics p·ir tant de ,crrn •nts contradictoires, fonction11aircs et courtisJ1H l'attendaient. li avait réussi dans c;tte entreprioe fabuleuse et montré une lois cle plus que l"auùac, violcnltl la fortunP. ~bis so,, regard, woins baulaio, au,si pcr,picacc, apercevait la vérito. Lln JllOl, 1,rulond cl lri,Le, lui 1int: • Ils m'out laissé vrnir comme il, les ont lai,,és partir ». En eIIel, l'in,lifféreoce, ou plutôt la peuc, dont lïudilférence e,t lé masque obli~é. è.ait 1,ien le se·1Limenl d'une partie de la nation. L"armée, c,·rtes, de1>uis le, soldat, j11-qu'a11, sim;,t.•, généraux, lui était comn,c 011 marchepied vivant 1,our une gloire nouv lie. Les mé;ontenls, le, aigri.-, Lous ceux qu·uu régi ne, qu~l qu'il soit, irrite, I' ,p,,ehieilt, miis il e,t injw;le de dire que toule la nation se préci1>ila vers lui: au contraire, l'élite légale de la nalion lui était ho;;tiic. Lt plupirt de ses ancins marècbau,, qui avaient le d.é,ir de savour,•r clans la pai, les joui,s1nces à peine goùtée.,, a,·aient rejoint 1,.rni, X \'li . Des fo11cli1>n11aire~, dès m 1gblrals ré;.btaienl. Le reste se taisait et le,•c•ameurs de J;i sold ,t,,sque ne pou1aienl Hre, m,· llC pour une oreille penerlie par la m•i,ique de, louange,, le cri unanime d'une nation. Xa1>oléon ne s·y lrom1,a pa,. C'c,t une ju-lice que de reconnallre d"ail leurs qu'il accomplit Lout c~ qu'il f,dhit pour essayer de r.1ssurcr autour de lui l"Europe el ln nation. Q,lrlle dilfél'en~e avec les D>Urbons ! Ceux-là étaient revenus chargés de haine, et de triste- souvenirs! ~npoléon, dè; les f'ronlièrcs ùu Dauphiné, au rude c011l1ct d'nnc po.,ulation q 1i lui parlait ùe •droits», d'• éga'ité •• ùe • li!Je1•lé"· a.ait Lo1Lcum~ris. Dès celle première rencontra, il se miL au mlim~ niveau cl il parla un lungagP. coosula·re plus qu'un langage impérial. Il conlinua à Pari-. « ~ous a, on& tous rait des solûse, •• aimaiWI à NiJ>ét,;r. El il appelait D!njam·n Con,tant, en dépiL d"un violent et récent article où celui-ci lui déclar dl let guerre, pour lui confier le soin de roJig,•r une Conslitutio ,. • Je ,eu, surtout la lib~rlé de la pre~se: on ne peut p;i, étoullor la 1ie11,-ée. » La Constitution fut rédigée: elle accordail ù. la nation 11p•u près les gar intics que l-1 Charte fui avait promi5es et, sur ce point, la nal on pouvait èlre rassurée. En en entendant lu lei:ture, ~apoléon dut quclquèfois se co~lcnir. Il ne fit que deux obJrctions : la Collstitution, dans l'esprit de Il •ujnmiu Constant, inaugurait une ère nournlle et elle ntl

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