IIISTOlllE SOCIALISn; 17 •ralleyrand <lcmanda à érrirc le procès-verhal de celle rapilalr sénncr où 1lrs per,onnalités sans mandat avaient défait el fait une dyna,lie. Lr prorès-,·rrbal, sous la main de 'l'alleyrand, devint la proclamation arrùlée le malin entre l'empereur cl lui ... On l'approuve, on se relirr, !'l Talleyrand trouve dans nn salon lïmprimcur )fichaud qui lui rtpporlail les honnrs feuilles <le la déclaration déjà imprimée. lmmédialemenl, elle est répandue rl affirhée 1 • Lr soir, quelques royalistes envoyèrent une délégation il l'cmpercnr Ale,anùre. Ce ful Ne,selrode <1uila reçul el la comhla de promesses. Mais, plus que celle agilalion factice, une initialivc audacieuse allait sen·ir la royaulé. Un royaliste, 11. de la Grange, laissant nu, autres le bru il, d'accord avec la ùiplomalie russe, se chargea de modifier par la presse les impre,- sions de la foule. Curicnx contraste! La pressr, le 30 mars, om·c le morne spectacle d'une grandr force asservie au silence, el qui ne se prononce pas. JI. de la Grange va lui commu1}iquer sa pl'Oprcardeur: il env,ihil Loules les salles clc rédaclion, y placo des censeurs qui sont des royalislcs, ou. comme au Juumal des /J;bats, les anciens propriétaires rxpropriés. La note est uniforme, cl, le I" avril, l'enlhousiasme pour les Bourbons ùéhorùe de toutes les colonnes. Ain,i, rn une nuit, 1 ar u,nCüup (l'audace qui mil les plumes i, la merci de la force, l'opinion ful ébranlée, divisée, inquiète. En m,'me temps, elle étail profondément remuée par une brochure rcll'nlissanle que t, D~:CI.AllATIO:'i l.es armées des puissances allit'-esont occupé la capitale de la France. L"s souverains alliés accueillent le vœu de la nalion française; ih déclareol: Que si les conditions de la paix devaient renrermer de plus fortes garanties lorsqu'il s':1gissaitd'en.-ltainer l'ambition de Bonaparte, elles doirent éll'e plus fa.\•orablcs 1 lorsque, par un retour sous un gouveroeffient sage, la France elle-même offrira l'assurance du repos. Les souverains proclament E1n conséquence : Quïls ne ll'aiteronl plus avec· Xapoléon Ronaparle, ni ~vec aucun membre de sa famille; Qu'ils respectent l'intégrité de l'ancienne France, telle qu'elle a exislé sous ses rois légitimes; ils peuvent même faire plus parce qu'ils professeront toujours le principe que, pour le bonheur de l'Europe, il faut que la France soit grande el forte; lis reconn:illronl el sarantironl la Constitution que Ja nation franraise se donnera. Ils invilent, par conséquent, le Sénat à désigner sur Je champ on gouvel'nemenl provisoire qui puis'se pourvoir aux besoins de l'administration, et à préparer la Constitution qui conviendra au peuple français. Les intentions que je viens d'exprimer me sont communes avec toutes les puissancesalliées. Paris, le 31 mars t~t k 1•. S. 1. Comte DE ~ESSlLRODR. ALlP.\\'DRF.,
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