René Viviani - La Restauration : 1814-1830

18'< HISTOIRE SOCIALISTE CH,\PITflE XIT MINIST~RE DE YILLÈLR. - L0 lNTP.R, 1F.NTION'F.N ESPAG~E. La Révolution à Madrid. - La Congrégation en France. - Les émigrés veulent l'intervention. - llésistance secrète de M. de Villèle. - Le Conwès de Vienne. - Les élections. - Échec de Benjamin Constant. - Le rôle de Mathieu de Montmorency et de Chaleaubriand. - Ce dernier est nommé aux Affaires étrangère,. - La Congrégation somme M. de Villèle. -li cède. - Les crédit,. - Débats à la Chambre. - Discours et expulsion de Manuel. - La guerre décidée. - L'armée part. - M. Ouvrard. - Marchés scandaleux. - Conspiration éventée. - Marche sur Madrid. - La corruplion livre l'Espagne. - Fuite des Cortès. - Siège de Cadi,. - Héroique résistance de Riego. - Sa Jéf&ite. - Sa mort. - La corruplion livre Cadix.- Ferdinand restauré. - L"Église et le Capitalisme. Pendant que ces faits se déroulaient en France, à !"intérieur, et que les derniers cris de révolte conlre la servitude écrasante s'éteignaient au geste du bourreau, !"Espagne offrait le spectacle d"un bouleversement sans précédent. Sur le trône que Joseph avait aband<,nné, Ferdinand, un Bourbon, s"était fixé. L'absoluti~me le plus féroce lui tint lieu de programme et la sinistre terreur religieuse, par ses mains, glace le,s cœurs et les consciences. Une insurrection partie de l"llc de Léon·, et. qui s'était répandue dans Cadix, se leva, forte de toute~ lrs saintes colères exaspérées par l'iniquité. Son chef, le colonel Riego, marcha en avant; la capitale répondit à son coup d"audace et, après des épreuves diverses, l'insurrection matlresse, sinon du royaume, dont l'ampleur échappait à son emprise, du moins des rouages du pouvoir, s'imposa à Ferdinand. C"était le 6 janvier 1820. La làchelé royale accepta la Rél'olulion àccomplie et reçut de ces mains irritées la C:onstitution qu'elle prc,mit. publiquement de défendre, sauf à trouver dans la perfidie d'une traitrise la suprême revanche de la peur. Or, cette occasion lui sembla offerte en 1822. La fièvre jaune vint s'installer à Barcelone et séjourner dans toule la Catalogne. Des milliers d'êtres disparurent ~ous des tourments jusqu'alors inconnus. Afin d'éviter rentrée en France de malades ou de convalescents qui aurait contaminé nos villes, le Gouvernement établit une sorte de service sanitaire, fort de trente mille solèats. Or, les intentions du Gouvernement élaient différentes de celles quïl exprimai!, et ce n'était.pas le seul souci de la salubrité publique qui le hantait. Pourquoi ce service .était-il composé d'hommes si n, mbreux et pourquoi, s'il devait borner ses cfTorts à une sorte de surveillance sanitaire, un maréchal avait-il revendiqué le droit, peu glorieux, de commander? La fièvre jaune d"ailleurs, exaspérée par l'élé

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