René Viviani - La Restauration : 1814-1830

:100 lllSTOHlE SOClA.LlST& pension n'avl\il uo sens que si le miuislère avait 11n plan politique. Sou~ l'habile main de M. Decazes le plan peu à pe11 s'ébauchait. En même temps, la. majorité ullra-royaliste entendait proliler de sa p\lL,sance poar payer au clergé sa delle : c"étail celai-ci qui recrutait po11r. elle ,tans le pays, fidèle à sa rois,ion éternelle qui est de comprime.i; les esprits et les cons~iences. Depuis, lougtemps, la ):lensée hanJail l'esprit de ces. re110oa11tsal\.;irdés de l'aocien régime ùe restaurer la splendeur disparue du cl()_fi;é.Comment J'.;iire'! Des tentatives furent !ailes, dont quelques,-unes l'emp0rtè~e1,t el qui méritent l'attention et le souvenir. Toul /l'abord, la Chambre décide de sup11rimer les lois civiles qui iotercl.ise.otaux co11vetits de recevoir; d'a.broge( l'art. t,09 du Code cil il qui inler- ()il nu coul'esse11r de recevoü- d'11ne main en bénissant de l'autre, de profiter ainsi d;es défaillances de la volonté expirante; elle décide que les détenteur$ des anciens biens d11 clergé les lui restituant de suite peuvent en ga_rder les Cru,its... Qu'est-ce à di.l'e. swon. q_uo cela uopliquait la restitution des bieos nationaux? La, Chambre des Pairs n'osa aJ]er si loio; elle repoussa les deux dernières dispositious, mais elle accueillit la première, par laquelle les biens. de l))ainmorte se lwuvaient juridiquement recoonus. Mais qu'il))portait celle. cl.en:ùsvictoire? Les biens do mainmorlo (lépendaient de la générosité du testateur ol, quojque le royaume de l'E<;lise ne ~oil -pas de ce moode, celleci ne pou,vait attenc\.J·Qune lointaine el proWéwalique llbéralit6 : on va touL ùe suite, dans la détresse de la France épuisée el encore saignante, lui taillet son domaine et lui remellre sa. riches.se. Le gouvernement avait, Je 2 janvier, voulu améliorer le sort du clergé, et déposé en ce sens un projrt qui va N1·e. travesti: ce que voulait le gouvernement, c'est (aire prolilet· les ministres du culte des pensions alldbul\es à des ministres décédés et qui tombaleut à la caJ.sse de l'ElaL. Ou vai voir ce que li.l de ce projet la commission : tout d'abord elle suppdme. la peJls.ion faile aux prêtres asser1ueJHés et mariés et la réserve à ceu~ qui n0 le sont ya.s. Les deux Chambres. appNu1·ent celle mQ,ure qui jette dans la misère de no,mbreux prêtres et leu,~ famillP-. ~lais est-U digr,e de 1'6glis,e de recevoir p,uur sa tâche ~~ ha.ute 11n humiliant sa);iiie? Dans 11n autre tappoxt, hl, de Kergolay morüre quïl ne le pense pa.s, el voici à quelles mesures il s'u(rêle: on iJ1Scrira au Grand-Livre des rentes représentant 41. 02130:7 fca1Lc,; ces rentes se:t:QOl pe,poluelles el appartiendront à l'Eglise. o·u lui remetlra les boi& et le~ biens afrachés, quojqu'ils servE\lll de gage, par un contrat public, à des ctéancie(s de l'liJat. On repo11s.sa.la première proposlLion ol on atténua la seco.Qcl.e: oo oe ~esllLua que, les biens uoo, ve1Jdus. L'action de l'Eglise cep0iJ,d.aJllcontinuait, servie paç des bOilWll8~ qui lui ~laient attachés de toute leur Cotcepensante. Patmi eux, M. do Bonald, thé· t.eur de la lhéocrali.e, sort.a de moine converti à. la laiicilé, sans <ioule p,ou.r

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