Paul Brousse & Henri Turot - Consulat & Empire : 1799-1815

Jll'iTOllH: 'iOCIALISTI:: aurnic11t cte infailliblemeul !Jrbés. Aussi bien ne l'(•s,aièront-ils poinl. lliche11Hnt ap1,oint1 ~. entourés ùu respect uni\'er:;cl, parce qu'ùn sa-ail la con- •ilkration du rnallre pour eu,, ils avaient loutinléu,t à ,e canlvnner slric-tcment dan, leurs fonctions législatives et réglementaires, encore <1u'ellcs lus- ,cat as.ez mal délimitées. Le Couseil d"~lal ne prit-il pas, dès le 1 ni,ôse, une rés,.lulion 1,ar la~uelle il déclara abrogées les loi, e,clua11t lP:; anciens nobles ùe, fonctions publiques? c·, tail, a,a11t mOme leur crèalioo, mo11trer l'inulilité du Corps législatif et du Tribunal. Il fallait encore, fn e1Te1,former ces deux corps et, arnnt eu,, le Sénat. I.e noml,re de, canrlidals était énorme et les I Jai,;anterils ne leur lurent point ménagées dans les jour;1aux el ùans les pamphlets. • Comment occu- ,, pcr do la chose 1iuulique tant de per,onne,, r1ui ne pensent qu'à se procu- • rer des place,·/ écrit la Ga:1•1tede France 1 • Ce qui est 1rairncnl plais.ml pour celui qui u'en veut pa,, c·e,t de voir J'emuarras de c~ux qui en cher- • clw11t, ils ne sa,cnl plu, à quelle porte frapper. • Le Jlonite11r lui-m0me, ùaos un passall'e rapporté par Thiers•. ~e moque de toutes le, d(marches en!rrpris,s par le, canùidats au, dher,c, situations:• Que de 1i,ages peu co1111u,qui s'empressent ùe se mo11trcr! Que de nom, ouuliés qui :;'agitent ,ous la pous,ière de la Ré,·olution ! Que de fiers républic,,ins de l'an \"JI se font pelib pour arri\'er jus,1u'à !"homme puissant qui ,cul le, placer!• Le Diplu- ,mue ùu 8 nivô,e tr.ice un tableau amusant de la foule qui attendait la pulilication des nom, de, citoyen» désignés I ou r siéger au Triuunal ou au Corps lé;ri:;latil': « C'clait 1111spectacle vraiment curieux ùe voir hier matiu les e,- memures du Con•eil de, Auciens et des Cinq Cents as,iéger eu ma-se la p,,rte ùe l'éditeur Didot pour savoir sils étaient sur la bienheureuse lblc. füconuaissez-,ous ce ,i,ago pâle, ces yeux inquiets? li:nlendez-vons celte 10h trembl.wle? c·est le redoutat,111 L... , il attend, avec l'impatieuce d'une jeune fiancér, le momeul critique. :'\c demandez pas si Didot lui a fait une· répon,e favorable. Entendez-le bénir le Wa,hington français, crier:« \'i\'entla lléJiu- • ulirp1t cl la Constitution de l'an \'Ill 1 » L1 patrie e-l encorr une fuis ~auù:e, pui,que, malgré les lois qui ,e ~out ,uccessi,·emeot opposée, à sa réclection, il n'a ce,sé, depuis huit ans, de loucher lrsémoluments de d~puté, el qu aujourd'bui il se voit encore en place pour cinq ans. Quel est cet autre qui jure après l'intrigue cl les conlre-ré\'Olutionnaires, qui prétend que les royalbtes l'emportent, que la liuerté e,t perùue, que le moderne Sylla ,a r.ous conùuire à la tyrannie royale par le despotisme n,ilitairel ... Hélas! sa marmite vient d'êlre rell\ersée, el tout Jacouin sans place lucrali\l' dé,espère de la République!» La boutade est amusante, mais, il faut bien le reconnaitre, ,a marmite mi,e à part, ce Jacobin rai-on nait juste 1 La Constitution, on s"en souYient. avait remis à Sieyès, Roger Ducos, 1. 30 frima.ire. l. Comula!, 1, Jli ttr,.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==